Gutenberg Le Musical

20 Mai

Gutenberg_affiche

Parfois, au milieu de mes pérégrinations théâtrales, il me vient l’envie de voir un spectacle différent. Surtout s’il a l’air joyeusement déjanté. Lorsque j’ai eu connaissance de l’existence de Gutenberg, le musical, le nom m’a aussitôt plus. Et puis j’ai regardé ou plutôt écouté le « trailer » (en Français : la vidéo de promotion du spectacle contenant suffisamment d’éléments pour se faire une idée de ce qu’on va voir, mais en même temps gardant une grande part de mystère ; vous avouerez que le terme anglais a le mérite de la brièveté) et j’ai encore plus eu envie de voir ce spectacle qui promettait d’être totalement loufoque (comme quoi le trailer était efficace).

Afin de donner tout de même une toute petite note de sérieux à cet article qui n’en contiendra guère plus que son sujet, et pour votre culture, Gutenberg the Musical a été écrit par les Américains Scott Brown et Anthony King (que vous ne connaissez pas et moi non plus, mais a fait bien quand même de citer leur nom) et joué pour la 1ère fois à New York en format court de 45 minutes en 2005 avant de débarquer en version complète à Londres et off-Broadway en 2006 (merci monsieur W pour tout ce savoir). Donc en gros 10 ans plus tard, une équipe de frenchies un petit peu barrés a relevé le pari de transposer ce musical parodique (parce qu’il s’agit d’un spectacle humoristique sur les musicals en fait) sur la scène d’un microscopique théâtre parisien, le charmant Aktéon, sis dans le 11ème arrondissement. Et donc toujours pour vous permettre de retenir plein de noms inconnus qui vous feront briller dans votre prochain dîner mondain, l’adaptation a été réalisée par Baptiste Delval, la chorégraphie par Johan Nus, la scénographie par Cécilia Delestre et la mise en scène par Nicolas Guilleminot assisté de Stéphanie Robert (vous remarquerez qu’une fois de plus, les femmes n’ont pas les rôles les plus importants, et qu’en plus il n’y en a pas sur scène, fin de la parenthèse sur l’égalité professionnelle).

Si vous avez eu la patience de lire jusque-là, c’est donc que vous êtes particulièrement intéressé et que vous avez bien raison. Parce que de la 1ère à la dernière minute, on ne passe jamais plus de 30 secondes sans rigoler. Philippe d’Avilla et Sébastien Valter campent en effet une bonne trentaine de rôles à l’aide de casquettes indiquant leur personnage, pour cette reconstitution totalement fantaisiste de l’invention de la presse à imprimer par Gutenberg, dans sa joyeuse petite ville de Schlimmer où se croisent des ivrognes, une fillette, des femmes, l’assistante de Gutenberg dans son atelier de fabrication de vin, un moine maléfique et pas mal d’autres êtres surprenants. Assistés au piano par Sébastien Ménard, les deux comparses changent de voix et de gestuelle comme de c…asquette (merci à ceux qui suivaient) tandis qu’entre deux scènes qu’ils nous présentent, ils jouent les rôles de Max Fontenay et Sam Berger, les deux auteurs en quête d’un producteur.

Et tout au long des aventures qui conduiront Gutenberg a créer sa merveilleuse et révolutionnaire machine, ils incarnent également les rôles de Max Fontena et Sam Berger, auteurs en quête d’un producteur pour donner à leur œuvre la dimension qu’elle mérite. Et quel que soit le moment, ces deux comédiens sont brillants : leur talent vocal est plus qu’impressionnant, leur capacité à s’y retrouver au milieu de toutes ces casquettes sans jamais se tromper de coiffe est édifiant (enfin si l’on veut chipoter, il y a une seule toute petite erreur sur le nom inscrit en quand même 1h30 et je ne sais combien de changements) et il est rare d’observer un tel brio pour changer si vite de personnage et nous plonger vraiment dans l’univers de chacun d’eux.

Et puis, il faut le dire, le redire, et surtout le re-redire : ce spectacle est vraiment très drôle. Se moquant de toutes les productions de Broadway avec des mélodies qui tiennent tout de même bien la route, Gutenberg le Musical nous emmène dans l’univers féérique de la bonne humeur communicative. A tel point que l’on finit par fredonner des paroles plus ou moins insensées sans même avoir mordu dans un space cake.

Bref, si vous voulez sourire, rire, piquer un fou rire, être pliés en deux puis rigoler encore, l’adresse et les détails sont juste en-dessous.

Plus d’infos :

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