Archive | juin, 2015

Les contes défaits

29 Juin

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Cette comédie loufoque part d’une idée amusante et bien exploitée : Cendrillon, lasse de voir ses habits se transformer en guenilles tous les soirs à minuit, se met en tête de retrouver ses consœurs princesses des autres contes de fées pour voir si elles sont heureuses avec beaucoup d’enfants, comme annoncé en conclusion de leur histoire. Elle quitte donc son prince qui, sans qu’elle le sache, mène une double vie, partageant son temps entre elle et Belle (de la Belle et la Bête, pas de Belle et Sébastien, ni de la Belle et le Clochard, comme les comédiens le rappellent) pour contempler leur bonheur supposé et disposer d’arguments de nature à forcer les « autorités supérieures » à annuler son sort. Lire la suite

Liliom

28 Juin

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Une fois de plus, le temps de pouvoir prendre la plume, je vous parlerai d’une pièce dont les représentations sont achevées. Mais qui a déjà été reprise au Théâtre de l’Odéon après sa création au Théâtre Gérard Philippe, donc qui sait, peut-être aura-t-elle droit à une troisième vie, comme dans les jeux vidéo.

Cette pièce a été écrite il y a près d’un siècle par le Hongrois Ferenc Molnár et semble étrangement toujours totalement d’actualité. L’action se déroule dans l’univers des forains, où Liliom, un jeune vaurien, joue les bonimenteurs pour le manène à auto-tamponneuses de Madame Muscat. Et là, premier émerveillement, le décor reconstitue une authentique piste de fête foraine, avec les autos sur le plateau. Et une roue lumineuse en fond de plateau. Et puis l’on y voit aussi deux roulottes, une ouverte dans laquelle une harpiste est assise et devant laquelle se trouve un organiste, et une qui sert de logement à Liliom. A lui seul, ce décor vaut le déplacement jusqu’à la porte de Clichy. Et la musique d’entrée est elle aussi envoûtante, elle pourrait suffire à contenter les spectateurs. Lire la suite

Les heures souterraines

28 Juin

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Les Heures Souterraines est l’adaptation théâtrale du roman éponyme de Delphine de Vigan (que je n’ai pas lu, je ne fais donc que répéter). L’on y suit parallèlement la journée de Thibault, un médecin urgentiste ayant la cinquantaine, qui vient de renoncer à la femme qu’il aime, voyant qu’elle n’était pas amoureuse et ne souhaitait pas l’être, et de mathilde, une femme cadre victime de harcèlement moral depuis des mois et qui est à bout de forces face à ce qui lui arrive.

Deux êtres en apparence socialement insérés en somme mais confrontés à la vacuité de ce que leur existence devient petit à petit. Lui passe de visite en visite, avec des visages anonymes, qui, lorsqu’il les revoit, ne le reconnaissent pas ou qu’il ne reconnaît pas. Elle qui cherche à donner le change face à ses enfants qui sont sans doute les plus clairvoyants et ses amis auxquels elle n’ose pas se confier, et qui se sent dépassée par cette descente aux enfers professionnelle, cette mise à l’isolement et ces vexations en apparence innocents. Lire la suite

La Verita

28 Juin
Crédits : Compagnie Finzi Pasca

                          Crédits : Compagnie Finzi Pasca

 

Plusieurs fois ces dernières années, j’ai eu l’occasion de me familiariser avec le cirque contemporain et d’adhérer pleinement au genre. Avec quelques découvertes qui m’ont marquée, comme les 7 doigts de la main vus à deux reprises, la troupe La Arena vue au Théâtre du Ranelagh en 2012 ou la très poignante compagnie tunisienne d’étant produite dans Sarkha en 2011.

Mais jusque-là, je n’avais encore jamais vu de performance m’ayant autant impressionnée que celle de la compagnie Finzi Pasca dans La Verita. A tel point que j’y suis retournée, ce qui m’arrive très rarement. Et qu’une deuxième fois n’était pas de trop pour profiter au mieux de la richesse de ce spectacle, qui mêle à la fois musique instrumentale, chant, art du théâtre et performances acrobatiques. Durant un peu plus de 2h15, ces 13 artistes complets enchaînent numéros de contorsions, voltige, mât chinois, intermèdes ludiques, jonglage et tours de force. Passant de l’univers du boléro au french cancan en passant par le théâtre de masques, racines italiennes oblige, ils surprennent tant par leur maîtrise que par leur originalité. Lire la suite

Un sympathique intrus

23 Juin
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                  Peinture : Santiago Carbonell

Il est arrivé sans crier gare. Je n’ai pas tellement compris comment ni pourquoi. Mais avant il n’était pas là. Et puis un jour j’ai réalisé qu’il était présent. C’était étrange, je ne sais pas comment il s’y est pris. Je crois qu’il a profité d’un moment d’inattention. Enfin de plusieurs moments d’inattention plutôt. J’étais occupée sans cesse, pas forcément tout le temps physiquement, mais j’avais la tête occupée par le travail, par le concert de fin d’année, par un projet qui me tenait à coeur. Et puis je continuais à passer des coups de fil aux amis, à les voir aussi lorsque je le pouvais.

Alors je n’ai pas vraiment remarqué ses attentions. On se voyait régulièrement pourtant depuis quelques mois, le rituel de la pause ciné tous les dix jours environ. Et j’appréciais ces soirées tranquilles à découvrir des films toujours sympathiques. La plupart du temps, c’est lui qui choisissait. Sans jamais imposer, simplement il avait l’air de s’y connaître et avait toujours de bonnes idées. Moi, le ciné, j’y allais le plus souvent selon les notes que je voyais sur Internet, sans vraiment regarder très loin. Lui, il dénichait des films improbables, ou il osait tenter d’en voir qui étaient mal notés, parce qu’il sentait que la qualité était là. Quelquefois, pour ne pas être totalement en reste, j’écumais les programmes afin de dénicher une œuvre du 7ème art qui pourrait lui plaire à lui aussi. Pour autant, je ne voyais pas dans ces soirées davantage qu’un arrangement amical entre deux personnes appréciant de partager un goût commun pour les histoires mises en images.  Lire la suite

Quelques pensées sur la force

14 Juin

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Sans rentrer dans des détails personnels et guère intéressants à conter, l’année 2015 est ce que l’on peut appeler une mauvaise année. Il ne s’agit pas de disséquer les raisons ayant conduite à cela, nous avons tous et toutes des périodes joyeuses et d’autres qui sont complexes à gérer. La joie, en général, est une émotion assez simple à accueillir. Le découragement qui peut accompagner les difficultés, même quand on sait qu’elles ne seront pas éternelles, est un peu plus dur à contenir.

Depuis quelques mois donc, et encore plus depuis quelques semaines, je me trouve face à mes limites et cela me fragilise. C’est une impression déjà vécue, mais différemment, de façon plus diffuse. Jusque là, les périodes sans duraient moins longtemps, et puis j’arrivais à en sortir seule. Là, j’ai progressivement compris que j’avais besoin des autres. J’ai eu la chance que les autres répondent présents et je suis très positivement touchée par les amis, y compris lointains, qui m’écoutent, m’encouragent, me conseillent, bref me font du bien. Ils sont précieux, j’essaie de le leur dire autant que possible. J’ai à l’inverse pu être blessée par l’incompréhension et les jugements de personnes sur lesquelles je croyais pouvoir compter, même si pour quelques-uns, des raisons bien identifiées peuvent expliquer leur incompréhension ou leur indifférence. A certains moment, hélas, l’appui concret qui n’est pas apporté l’emporte sur le recul que l’on devrait avoir par rapport aux individus.  Lire la suite

Accepter l’aide des autres

7 Juin

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Avant, je voulais souvent m’en tirer toute seule toujours.

Avant, j’avais parfois une fierté un peu excessive, voire déplacée.

Avant, je mettais un point d’honneur à dire que tout allait bien.

Avant, quand tout allait bien, je le gardais aussi pour moi parce que je ne voulais pas trop déranger en étalant ma joie.

Avant, je pensais que c’était faire preuve de faiblesse que de ne pas compter que sur ces biceps pour monter sa valise en haut du porte-bagages.

Avant, j’étais gênée de demander. Même avec beaucoup de précautions. Même à des gens qui s’étaient dits disponibles si j’en avais besoin.

Avant, j’étais maladroite souvent, j’attendais beaucoup trop et quand je demandais de l’aide, je voulais que ce soit tout de suite immédiatement, sans  voir que je pouvais tomber au mauvais moment, mais que deux heures ou un jour plus tard, l’autre aurait été libre pour moi.

Avant, j’avais peur aussi, vraiment très peur de me retrouver sous l’emprise de personnes qui profiteraient de l’ascendant que leur procurerait l’aide qu’ils m’apporteraient ou m’avaient apporter. Cette peur d’être redevable et qu’on me le fasse sentir, c’était vraiment une crainte prégnante. Parce que c’est arrivé plus d’une fois et que ça m’a blessée profondément. Au point que je ne voulais plus faire confiance du tout aux autres.

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