Archive | août, 2015

L’art de la composition

10 Août
Image : Centre Pompidou - collections permanentes

Image : Centre Pompidou – collections permanentes

Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé pour une fois d’écrire un billet bref. Une fois pourrait toutefois devenir une coutume, parce que la concision a du bon.

Plusieurs fois au cours des dernières semaines, j’ai eu des échanges sur différents sujets qui m’ont conduit à cette réflexion : la vie est imparfaite certes, et on peut faire avec sans en souffrir.

Je n’entends pas par là qu’il faut cesser d’écouter ce qu’on ressent, ou nier la gravité de certains événements, oublier ses échecs ou ne pas chercher à se donner le plus de moyens possible pour accomplir ses rêves. Seulement, les évènements graves ne peuvent pas être changés, les échecs sont advenus et certains rêves ne s’accomplissent pas, même s’ils correspondent à des désirs maintenant. Ou les conditions ne permettent pas à l’instant présent qu’ils s’accomplissent. Lire la suite

Coiffure & Confidences

8 Août

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Quoi de mieux pour l’été que du rire et du rose bonbon quand on est encore à Paris au mois d’août ? Ayant répondu « rien » à cette question, je suis donc allée découvrir au Théâtre Michel cette pièce intrigante dont je voyais les affiches depuis déjà quelques semaines. Avec quelques interrogations tout de même, parce que j’avoue que, si j’assume ma féminité, le rose bonbon me fait quand même un peu peur. Dès l’ouverture du rideau, ou plutôt moins de 90 secondes après l’ouverture du rideau, j’étais rassurée. Une nouvelle preuve qu’il est parfois utile de dépasser ses réticences.

Il faut le dire pourtant, le décor du spectacle est girly tendance mièvre, mais il n’en est pas moins extraordinaire de réalisme et de précision. Tout y est, du bac pour se laver les cheveux à la palette démonstration des vernis à ongles, en passant par les ciseaux de coiffeurs, la laque, les magazines féminins des années 80, et les bigoudis fixés avec des épingles à cheveux. Et la patronne Thérèse et sa nouvelle employée Agnès ont appris à faire les bons gestes avec un naturel que ne renieraient sans doute pas d’authentiques professionnels. Lire la suite

Le Vol

8 Août

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Incontestablement, il y a des personnes qui révèlent leur talent jeunes. Sonia Némirovsky fait partie de ces personnes. 29 ans, de jolis rôles, deux pièces (et quelques chansons) déjà écrites, dont celle-ci, le Vol, qui nous emmène à Buenos Aires en 1976, lorsque la junte militaire renverse le gouvernement d’Isabel Peron (plus de détails dans le lien vers le dossier de presse en bas). Une période peu connue ici par ceux – et je m’y inclus – qui n’ont pas étudié l’histoire de l’Amérique latine. Une période sans doute impossible à raconter vraiment, et c’est précisément là l’intérêt du Vol. De faire l’impasse sur le cours d’histoire, le sang, le changement de pouvoir, la vie des habitants et tout ce qui pourrait être dit. Mais de nous montrer tout ce qui n’a pas été dit.

Le Vol, c’est l’histoire de deux adolescents insouciants, qui ont « 15 ou 18 ans » comme le dit le texte, et qui s’aiment. Ils sont jeunes, beaux, ils découvrent la douceur de leur peau, l’euphorie des premiers émois amoureux, ils sont un peu comme Rimbaud en son temps, ils ne son pas sérieux. Et puis le monde extérieur va entrer dans leur monde intérieur et le briser d’un coup sec. Un matin, elle n’est plus là. Ses affaires sont là, ses valises aussi, mais elle non. Il découvre un vide. Sans un mot, sans un indice, sans aucune explication. Plus d’amoureuse, plus d’embrassade, plus de gaieté, seulement un immense vide et une infinité de questions. Lire la suite

Les étés de la danse – Alvin Ailey Dance Theater

8 Août

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Après le San Francisco Ballet l’an dernier, le Théâtre du Châtelet recevait cette année pour la quatrième fois depuis la création de ce rendez-vous en 2005 le Alvin Ailey Dance Theater. La compagnie a été fondée en 1958 par – ô surprise – Alvin Ailey, danseur afro-américain à l’origine formé au modern jazz, et ayant réussi à y introduire une touche à la fois moderne et très personnelle, qui a fait de sa troupe une des plus renommées de New-York. 26 ans après sa mort, son œuvre est encore bien vivante, pour le plus grand plaisir de ceux qui ont le privilège de pouvoir la contempler, dont certains Parisiens cet été.

Très motivée après avoir pu admirer la « jeune troupe » il y a deux ans, j’ai réservé plusieurs mois à l’avance pour la première soirée de l’été, soit le 7 juillet. Je vous épargnerai le programme détaillé de cette soirée où j’ai pu voir 4 ballets, tous très réussis, pour me concentrer sur les deux qui m’ont réellement marqué. Lire la suite

Aller-retour

8 Août

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Aller-retour, c’est l’histoire d’un homme. Enfin c’est l’histoire de deux hommes. Ou plutôt c’est l’histoire de l’espoir d’un homme. Et de l’espoir de l’autre homme de pouvoir remplir l’espoir de l’autre homme. Ou plutôt c’est l’histoire de deux personnages qui se retrouvent réunis sans que l’on comprenne vraiment pourquoi, et puis à un moment on croit comprendre, et en fait non. Bref, en fait, peu importe, c’est surtout un moment un peu magique, un peu hors du temps, où l’on ne sait pas trop où Damien Sabbagh et Benoît Cazalaà veulent nous emmener, mais on est contents d’y aller avec eux.

Tout commence par un casting où se présente un chanteur un peu has been, accueilli par un mystérieux personnage en veste de clown, qui a une vérité à lui révéler que l’autre ne veut pas entendre. A force de persuasion, il réussira à le faire écouter. Lire la suite

Kiki, le Montparnasse des années folles

7 Août

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Le personnage de Kiki de Montparnasse est en vogue cette année puisque pas moins de 3 spectacles lui sont consacrés sur les scènes parisiennes. J’ai donc eu l’occasion de découvrir la vie de cette femme au nom évocateur mais à l’histoire méconnue au Théâtre de la Huchette, avec Milena Marinelli pour incarner celle qui naquit en 1901 sous le nom d’Alice Prin. Non reconnue par son père, délaissée par sa mère, c’est sa grand-mère qui l’élève jusqu’à 12 ans, âge auquel elle débarque à Paris, passant de la pauvreté entourée de l’amour de sa grand-mère à la pauvreté plus rude d’uneville très vite confrontée aux temps de guerre.

Le spectacle retrace ainsi son parcours de sa naissance au summum de son succès, sans occulter aucune des difficultés de la petite fille devant travailler dès ses 12 ans pour gagner son pain, mais sans pathos non plus. Passant de place en place, elle se retrouve finalement renvoyée vers 15-16 ans, et elle pose nue également chez les peintres encore sans le sou du Montparnasse de la Belle-Epoque pour gagner quelques francs. Cela lui vaut d’être chassée par sa mère et d’accompagner le soir l’une de ses amies qui d’ores et déjà cède ses charmes contre un bout de couverture et un morceau de pain. Rapidement, Chaïm Soutine, rencontré à la Rotonde, l’héberge mais c’est avec le peintre Maurice Mendjizki qu’elle deviendra véritablement femme. Lire la suite

amenaviguante

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Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

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