Coiffure & Confidences

8 Août

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Quoi de mieux pour l’été que du rire et du rose bonbon quand on est encore à Paris au mois d’août ? Ayant répondu « rien » à cette question, je suis donc allée découvrir au Théâtre Michel cette pièce intrigante dont je voyais les affiches depuis déjà quelques semaines. Avec quelques interrogations tout de même, parce que j’avoue que, si j’assume ma féminité, le rose bonbon me fait quand même un peu peur. Dès l’ouverture du rideau, ou plutôt moins de 90 secondes après l’ouverture du rideau, j’étais rassurée. Une nouvelle preuve qu’il est parfois utile de dépasser ses réticences.

Il faut le dire pourtant, le décor du spectacle est girly tendance mièvre, mais il n’en est pas moins extraordinaire de réalisme et de précision. Tout y est, du bac pour se laver les cheveux à la palette démonstration des vernis à ongles, en passant par les ciseaux de coiffeurs, la laque, les magazines féminins des années 80, et les bigoudis fixés avec des épingles à cheveux. Et la patronne Thérèse et sa nouvelle employée Agnès ont appris à faire les bons gestes avec un naturel que ne renieraient sans doute pas d’authentiques professionnels.

Dans ce salon se croisent donc les femmes de Paimpol, dont Magalie, qui vient pour sa coiffure de mariage avec sa mère Jeanne, une psy qui se bourre de calmants. On y croise également Odette, veuve de l’ancien maire, jouée par l’excellente Isabelle Tanakil, qui entretient sa rivalité avec Claire, femme bourrue mais finalement pleine de sensibilité. Et au fur et à mesure de leurs rencontres au salon et de leurs confidences va naître une solidarité dont elles auront bien besoin pour faire face aux aléas moins drôles de la vie.

Car si la pièce débute comme une comédie légère, ponctuée de répliques comiques, elle alterne aussi avec des phases plus sombres et des révélations inattendues. Les retrouvailles autour d’un thé et d’un brushing deviennent donc une sorte d’exutoire pour ces femmes battantes, dont la vie n’est pas épargnée pour certaines. On n’échappe certes pas à certaines caricatures, mais l’adaptation du film « Steel Magnolias » de Robert Harling par Didier Caron contient son lot de répliques ciselées et amusantes, et met à l’honneur les questionnements plus profonds de ces femmes représentant les différents âges de la vie.

La mise en scène de Dominique Guillo est très réussie, sans temps mort, sans actrice en retrait non plus, même dans les temps où certaines ne parlent pas. Et il a su quand faire la part belle au comique et quand laisser l’émotion s’installer. Le pari est réussi, on a envie de devenir l’amie de ces femmes qui aiment la vie plus que tout.

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