Les étés de la danse – Alvin Ailey Dance Theater

8 Août

958-alvin-ailey

Après le San Francisco Ballet l’an dernier, le Théâtre du Châtelet recevait cette année pour la quatrième fois depuis la création de ce rendez-vous en 2005 le Alvin Ailey Dance Theater. La compagnie a été fondée en 1958 par – ô surprise – Alvin Ailey, danseur afro-américain à l’origine formé au modern jazz, et ayant réussi à y introduire une touche à la fois moderne et très personnelle, qui a fait de sa troupe une des plus renommées de New-York. 26 ans après sa mort, son œuvre est encore bien vivante, pour le plus grand plaisir de ceux qui ont le privilège de pouvoir la contempler, dont certains Parisiens cet été.

Très motivée après avoir pu admirer la « jeune troupe » il y a deux ans, j’ai réservé plusieurs mois à l’avance pour la première soirée de l’été, soit le 7 juillet. Je vous épargnerai le programme détaillé de cette soirée où j’ai pu voir 4 ballets, tous très réussis, pour me concentrer sur les deux qui m’ont réellement marqué. D’abord, After the Rain – Pas de deux, un duo magnifique sur la non moins magnifique musique d’Arvo Pärt et une chorégraphie de Christopher Wheeldon. Dix minutes seulement environ, mais dix minutes d’émotion pure sur cet air qui à lui seul me plonge dans un état de sereine mélancolie ou de mélancolique sérénité extraordinaire à chaque fois que je l’entends. Porté par la gestuelle et le talent de cet homme et de cette femme sur scène, on frise la perfection.

Et puis, après déjà 1h30 de danse est venu « Révélations », un des ballets les plus connus d’Alvin Ailey, sur des musiques traditionnelles de gospel. Formé de 4 ou 5 séquences correspondant aux différents chants, il fait traverser toutes les émotions pour finir sur de la joie pure, et une envie partagée de la salle de se lever et de danser lors d’un rappel plus qu’attendu. Pendant toutes ces petites révélations, on ne peut détacher ses yeux de ces artistes à la technique parfaite, qui mettent une âme si particulière dans la danse. On est hypnotisés également par leurs costumes gracieux et colorés, qui magnifient chaque chorégraphie. Le terme ravissement a sans doute été inventé pour ces moments-là.

Les représentations 2015 sont achevées, mais en 2016, le New York City Ballet est attendu. Et la vidéo de leur version du Pas de Deux me donne déjà envie de les découvrir sur scène.


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