L’art de la composition

10 Août
Image : Centre Pompidou - collections permanentes

Image : Centre Pompidou – collections permanentes

Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé pour une fois d’écrire un billet bref. Une fois pourrait toutefois devenir une coutume, parce que la concision a du bon.

Plusieurs fois au cours des dernières semaines, j’ai eu des échanges sur différents sujets qui m’ont conduit à cette réflexion : la vie est imparfaite certes, et on peut faire avec sans en souffrir.

Je n’entends pas par là qu’il faut cesser d’écouter ce qu’on ressent, ou nier la gravité de certains événements, oublier ses échecs ou ne pas chercher à se donner le plus de moyens possible pour accomplir ses rêves. Seulement, les évènements graves ne peuvent pas être changés, les échecs sont advenus et certains rêves ne s’accomplissent pas, même s’ils correspondent à des désirs maintenant. Ou les conditions ne permettent pas à l’instant présent qu’ils s’accomplissent.

Alors, une fois que l’on a pris le temps d’écouter ce qu’on ressent (et il est important de prendre ce temps), on peut soit se battre contre des moulins à vent et dépenser inutilement beaucoup d’énergie, soit se résigner et sombrer dans un état de semi-déprime voire de vraie déprime, soit choisir l’art de la composition. Aucune recette magique là-dedans, ce qui nous chagrine ne disparaîtra pas. Il s’agit simplement de faire en sorte que ce qui nous chagrine prenne moins de place.

Il y a donc cette chose ou ces choses que l’on aimerait, qui ne sont pas une tocade mais une réelle aspiration, et que l’on n’a pas. A côté de ça, il y a beaucoup de choses que l’on apprécie dans nos vies, et qu’on prend moins le temps de regarder, trop concentrés que nous sommes sur les espoirs déçus. Apprendre à les voir, c’est déjà commencer à composer mieux. Les moments festifs, le temps passé à lire ou à bricoler, les gens qui sont là pour nous, et autres exemples que vous trouverez vous-même. Notre verre en partie plein en quelque sorte. Tous ces petits ou grands plus, nous avons le pouvoir de leur accorder plus de place au lieu de déployer inutilement ou négativement nos efforts. Il se peut même que dans certains cas, cela contribue indirectement à faciliter la réalisation d’un de ces désirs qui sont encore vifs en nous. Ou que ça nous ouvre à d’autres expériences inoubliables auxquelles on n’aurait même pas songé.

Bien sûr, il y a des rechutes parfois, de la tristesse ou de la mélancolie, de la déception ou un brin de découragement. Même dans ces circonstances, l’art de la composition fonctionne : un bon plateau-repas DVD, quelques jours de repos, et en route pour de nouveaux moments joyeux !

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