Archive | septembre, 2015

10 choses à savoir sur les articles intitulés « 10 choses à savoir sur »

20 Sep

Nous sommes aujourd’hui dimanche, qui plus est le dimanche marquant le dernier jour de l’été, aussi il serait fort mal à propos de traiter d’un sujet sérieux nous plongeant dans la mélancolie de l’automne naissant ou nous faisant penser aux affres des sombres premières heures du lundi matin.

Aussi ai-je préféré pour égayer un peu cette soirée verser dans la plus absolue futilité avec un titre racoleur débouchant sur du vide sidéral en termes de connaissances. Inutile de chercher ici quelque information d’intérêt ou découverte grammaticale, si vous espérez encore, chers lecteurs, passez votre chemin car mon titre est certes racoleur mais pas mensonger.

Après cette longue et inutile introduction, je tenais à partager avec vous ma fascination pour cette quantité pléthorique d’articles commençant par « 10 choses à savoir sur… ». Certains me rétorqueront qu’il existe aussi des  » 20″ des « 30 » ou même des « 50 choses à savoir sur ». Mais le temps est hélas compté aux pigistes payés à l’article tout comme à moi-même qui ne suis pas payée du tout pour vous distraire, donc nous nous arrêterons ici au chiffre 10, que cela vous plaise ou non.

Trêve de délayage scriptural donc, il est temps de vous livrer mes 10 observations plus ou moins éclairées et  absolument pas étayées sur ces fameux mémos en 10 points :

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Chute d’une nation

13 Sep

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La passion du théâtre peut conduire à des expériences inédites et un peu folles, comme toute passion. Yann Rezeau, auteur et metteur en scène, entre autres textes, de « Chute d’une nation », est vraisemblablement un passionné. Voire un possédé. Et sans nul doute possible un génie. J’avais déjà eu le plaisir de découvrir son talent dans Mécanique instable , une pièce parlant avec justesse et de façon très documentée de la thématique des Scop (sociétés coopératives), postérieure d’ailleurs dans l’écriture à cette œuvre maîtresse qu’est Chute d’une nation.

Chute d’une nation, c’est donc un peu l’équivalent des séries américaines sur les dessous des campagnes politiques, mais en plus génial et plus intense puisqu’ici tout se déroule en live sous les yeux des heureux spectateurs du Théâtre du Soleil. 4 épisodes d’une durée moyenne d’environ 2 heures pour vivre la fausse élection présidentielle de 2012 vue depuis le camp de l’alliance de gauche, des pré-primaires à la campagne du second tour. Lire la suite

Figaroh

12 Sep

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Le Funambule Montmartre, charmante petite salle située dans la très jolie rue des Saules, en plein cœur du quartier de Montmartre, a décidé de commencer l’année dans la bonne humeur avec un spectacle atypique et fantastique, mêlant théâtre et opéra. Figaroh est en effet une comédie décapante qui raconte les intrigues amoureuses originellement inventées par Beaumarchais, et mises en musique plus tardivement par Mozart, en mêlant les deux genres du théâtre et de l’opéra.

Pour mettre au point cette pièce hors normes, la compagnie de Neuchâtel Comiqu’opéra, qui s’était déjà produite dans cette même salle pour le drôlissime « opéra dans tous ses états », s’est associée avec une autre compagnie romande, Sugar Cane, venant apporter son talent pour les dialogues truculents, mais aussi pour les belles tirades. Lire la suite

Fleur de trottoir

12 Sep

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Le seule en scène est toujours un exercice difficile, encore plus lorsqu’il traite d’un sujet important et qui tient à cœur à l’auteur. C’est bien le cas avec Fleur de trottoir, où la magnifique Cyriel Tardivel livre un regard engagé sur la vie des prostituées, loin des débats sans véritable réponse entre bons et mauvais penseurs, et très proche de la sensibilité et de l’âme de ces femmes qui vivent ou pour certaines survivent seulement en contentant les désirs sexuels des autres. Avec une sensibilité à fleur de peau et un talent exceptionnel, cette artiste qui sait tout faire émeut profondément son public tout au long de la représentation.

Le monde de la prostitution est en fait mal connu lorsque l’on y pense, alors même qu’il s’agit du plus vieux métier du monde. Mais on sait mal ce qui conduit ces femmes à vendre leur corps, comme on le dit, ce qu’elles ressentent en le faisant, leurs difficultés et leurs espoirs, les joies et les peines de celles que l’on nomme communément les putes. Avec des chansons a capella issues du répertoire des années 1930 à 1950, la comédienne nous entraîne dans cet univers méconnu. Lire la suite

A propos d’une photo

8 Sep

 

Depuis quelques jours, les débats font rage dans les médias et sur Internet (et aussi dans les médias présents sur Internet naturellement) à propos d’une photo qui est venue donner un nom et un visage aux foules de migrants qui cherchent depuis le début de l’année à trouver un asile en Turquie et en Europe. Beaucoup de ces débats se concentrent sur la question – qui en soi n’a pas beaucoup d’importance – de savoir s’il fallait montrer cette photographie. Celle d’un petit garçon décédé échoué sur le bord d’une plage. Il n’y a pas de bonne réponse à cette question. Le cliché a heurté certaines personnes, en a ému d’autres, en a scandalisé certains, et il en est encore pour débattre autour du droit à l’anonymat de cet enfant et de sa famille. Évidemment, ces questions peuvent être posées, mais au fond elles ne changeront rien au fait que cette image figurera sans doute dans les livres d’histoire de la génération qui vient au monde aujourd’hui. Comme d’autres photos à d’autres époques. Pour sa valeur symbolique bien plus que pour le cliché lui-même.

En soi, je livre ici mon opinion personnelle, l’image est esthétiquement très belle, et c’est précisément ce qui fait sa force. Chaque jour, des dizaines d’images insoutenables sont diffusées dans les médias sans avoir le même impact. Ou des faits divers montrant la mort d’enfants. Au Pakistan en ce moment-même, des familles appartenant à des minorités sont tuées sans pitié et parmi elles des enfants. Daesh et Boko Haram utilisent des enfants comme kamikazes ou leur font subir des monstruosités. Et même dans des pays en paix comme le nôtre, les journaux annoncent aujourd’hui l’ouverture du procès d’un père qui a provoqué le décès de son propre fils de trois ans en lui infligeant un passage au lave-linge comme punition pour indiscipline. L’horreur est hélas partout, souvent incompréhensible pour qui tente de vivre en harmonie avec les autres humains. Pour lire les actualités, il faut acquérir cette capacité à prendre un recul qui n’est pas un manque de compassion nécessairement, mais une protection pour ne pas sombrer avec le sordide, mais apporter à sa mesure son petit morceau de gravier à l’édifice de la beauté de la vie. Parce qu’on n’a pas de pouvoir direct sur les affaires de corruption au Mexique, pas plus que sur la dictature en Corée du Nord, ni sur toutes les guerres qui hélas ravagent des pays entiers en ce moment. On a juste le très petit pouvoir de profiter de ce qu’on a et d’essayer d’en faire profiter aussi un peu les autres. Lire la suite

Partir pour ne pas oublier

1 Sep

Allemagne 24-27 Août 2015 Frankfurt (1562)

Les vacances estivales sont une période souvent ardemment attendue. Et au risque de décevoir, je n’ai pas une once d’originalité mais énormément d’ardeur lorsque le moment de la fin de l’attente se produit. Le vendredi soir tant espéré et qui n’en finissait pas de se rapprocher depuis des semaines est enfin arrivé. Le dossier contenant les réservations de logements, et les billets de train était soigneusement imprimés depuis l’avant-veille. A force d’expérience, la valise a été faite en un temps record et la suite a révélé un surencombrement moindre qu’habituellement (ce qui ne veut pas dire que je sais désormais voyager léger, on en est encore très loin, mais heureusement, les roulettes sont encore d’aplomb).

La veille du départ, ce sentiment d’euphorie. Laisser les soucis de ces sept mois denses et un peu rock’n’roll (rien à voir avec la légèreté d’un tube des Stray Cats) et sortir de mon cadre habituel pour me centrer sur l’instant présent. Celui de la découverte. De ces mille petits détails que l’on est incapable de repérer sur son trajet ou dans son environnement quotidien et qui soudain sautent aux yeux quand on est dans un territoire inconnu. Perdre ses repères habituels pour mieux repérer l’ordinaire des autres, extraordinaire à nos yeux. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

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Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

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#EtaleTaCulture – La Culture Générale pour briller en société

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