Les voisins du dessus

4 Oct

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Après quelques semaines de travail et le retour de températures plus fraîches que celles connues en vacances, mon choix théâtral s’est porté un vendredi soir sur l’affiche colorée des Voisins du dessus, qui promettait d’être une comédie pétillante. Et en effet, dès l’ouverture du rideau, sur l’intérieur de l’appartement d’Octave et Julie, entièrement repli de meubles et accessoires hérités ça et là de la famille, on sent que l’on ne va pas s’ennuyer. « Biquet et Biquette », jeunes mariés, ont une vie rigide et réglée comme du papier millimétré. Ils viennent d’emménager au rez-de-chaussée d’une petite maison bien au calme et pensent profiter de leur nouveau petit nid.

Mais c’est sans compter sur les habitants de l’étage. Très vite, ils vont découvrir que leurs voisins du dessus sont loin d’être aussi discrets que l’environnement autour de leur logement. Et plus ennuyeux, qu’ils débutent leur journée à 18 heures et aiment festoyer toute la nuit à grand renforts de musique rythmée. Ils découvrent rapidement aussi que les dits voisins sont un couple d’homos décomplexés très éloigné de leur environnement très conservateur habituel.

Si Julie s’amuse plutôt de cette nouvelle vie, Octave a plus de difficultés à vaincre ses préjugés et surtout la fatigue causée par les nuits blanches et les journées à travailler son examen de notariat. D’autant qu’en plus d’être bruyants, les voisins du dessus sont très envahissants et s’invitent volontiers sans scrupules dès lors qu’ils on envie de parler ou de partager l’apéro.

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Petit à petit toutefois, ces 4 personnages hauts en couleurs vont apprendre à cohabiter et se laisser influencer les uns par les autres. Jusqu’à ce que Valentin et Léon, les deux fêtards, dévoilent aux mariés leur plan surprenant pour leur avenir commun à 4… ou plus, en échange d’une inscription de la maison dont ils sont les propriétaires sur leur testament au bénéfice de Julie et Octave. Cette tentative de marchandage va quelque peu faire dégénérer les choses.

Rires et rebondissements sont les ingrédients de ce vaudeville moderne bien construit et interprété avec beaucoup de fraîcheur par Didier Constant, Bernard Fructus, Jean-Baptiste Martin et Deborah Krey. On s’amuse de ces deux mondes qui arrivent à évoluer en se confrontant, de ces caractères très caricaturaux au départ qui prennent progressivement plus d’humanité, et surtout de cette cohabitation surréaliste avec ces voisins du dessus squatteurs et sur-pénibles. Les rires s’enchaînent de la première scène au noir final, comme remède parfait à la fraîcheur de l’automne et l’on ressort avec une bonne humeur communicative.

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