Le cerveau en(fumé(e))

5 Oct
Crédits : Alain Prunier

               Crédits : Alain Prunier

 

Loin de moi l’idée de vous apporter la moindre connaissance scientifique sur le cerveau, mes connaissances en neurologie n’ont d’égale que mon incapacité à résoudre une intégrale ou une dérivée partielle (mes connaissances mathématiques s’arrêtent en effet à peu près à la résolution d’une équation de type règle de trois).

Mais comme chacun d’entre vous, je suis dotée de l’équipement corps humain complet avec peau, musccles, os, tête et cerveau. Et ce dernier n’aime pas trop se reposer. Au contraire, il aime beaucoup jouer les éponges avec tout ce qui le traverse, mémorisant ceci, achoppant sur cela, maturant cette autre information, cherchant à en savoir plus sur encore une 4ème chose…bref cette incroyable machine humaine semble n’être jamais à satiété. Et le reste de mon humanité s’en accommode assez bien en règle générale.

Seulement, de temps à autre, à force de stocker, de mélanger et de réfléchir sur trop de choses différents, mon super ami est un peu sous pression, type cocotte minute. Dans ces moments-là, il est toujours en état de fonctionnement mais avec une capacité limitée à hiérarchiser l’importance des choses. Il provoque donc des réactions émotionnelles incontrôlées, allant des pleurs irrationnels aux fous rires incontrôlés. Artisitiquement parlant, cette exploration est intéressante, un peu comme un tour dans les montagnes russes.

Cela étant, un tour en barque aussi est une expérience sympathique. D’où la nécessité de stopper le flux des informations qui provoquent ces réactions mal contrôlées. Pour cela, chacun peut avoir sa méthode, de la promenade à bon pas pour laisser les pensées affluer et s’envoler au sport en passant par la pause manucure nécessitant une concentration absolue sur ses ongles et rien d’autre pour ne pas dépasser. En ultime recours, allumer la télévision sur certaines chaînes de la TNT est la garantie de se recentrer uniquement sur du futile (cela fonctionne aussi avec certains titres de presse alternatifs remplis de faits divers folkloriques).

Il est donc important de prévoir ces temps de ressourcement faits uniquement de légèreté. Certes, les compétitions d’échecs ou le suivi de conférences artistiques sont excellents pour varier les plaisirs de la vie, mais ils sont encore des lieux où le cerveau ne peux pas se poser sur un transat avec un bon mojito. Et il est important d’offrir à son cerveau des vacances tout autant qu’il est important de se poser régulièrement sur son lit, son fauteuil ou son canapé.

Et pour ne pas jouer au cordonnier mal chaussé, je vais de ce pas terminer ma manucure au lit avec une tisane et un carré de chocolat. Avant de laisser mon cerveau rêver de choses dont je ne me rappellerai pas au réveil.

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