Alexandre Poulin en concert, ou mon expérience de groupie de chanteur québécois

15 Oct

Flyer-A6-Alexandre-Poulin-15-06_fitbox_295x295

Je dois ce soir vous faire l’aveu très particulier de mon inclination déjà très ancienne pour l’accent québécois, et plus récente pour la langue québécoise, que j’ai pu découvrir par l’intermédiaire de pièces de théâtres, livres et de quelques films récents, pour ne citer que ceux-là Starbucks dans le registre comique et Gabrielle dans le registre poignant. A mes heures perdues, pourtant peu nombreuses, j’aime aussi écouter les podcasts d’Ici Radio Canada. Bref, je suis accro à ce que produisent nos amis francophones d’Amérique du Nord.

Alors naturellement, de découverte en découverte, j’ai fini je ne sais trop comment par découvrir a chanson « l’écrivain » d’Alexandre Poulin, et j’ai été émue profondément par le texte relevé par la guitare (ah, la guitare, un indémodable pour faire naître la groupie en l’auditrice que je suis). Et puis j’ai découvert plusieurs autres de ses autres chansons. J’ai bougé mon body (excusez la ringardise de cette expression) au son de « comme des enfants en cavale ». J’ai failli pleurer en entendant « entre chien et loup ». J’ai rajouté quelques titres à mes playlists et je les écoutais de temps à autre. Et puis lundi matin, ayant envie de voir un spectacle le soir-même, je regarde la programmation du jour (le lundi, la programmation est plus facile à checker, vu que que c’est l’équivalent du dimanche pour les théâtres, donc relâche pour un bon deux tiers des salles). Et surprise, je découvre qu’Alexandre Poulin a traversé l’océan et est à Paris pour la semaine à l’Auguste Théâtre, petite salle située au calme dans une mignonne impasse du 11ème arrondissement. Là j’hésite entre la raison et puis toutes ces émotions ressenties en l’écoutant chanter à l’intérieur de mon ordinateur. Et puis je me dis qu’Alexandre a traversé l’océan rien que pour moi (enfin sans le savoir évidemment) et qu’il ne le refera sans doute pas de sitôt. C’est donc décidé, je vais être sa groupie.

Et comme je suis une bonne groupie, je me place au premier rang, observant en attendant le début de concert la hauteur du micro qui me paraît dépasser celle du haricot magique de Jack. L’entrée en scène des artistes confirme que ce n’est pas une erreur d’installation : Alexandre Poulin est grand, vraiment très grand. A côté, son partenaire Mathieu Perreault guitariste, joueur de banjo, et de mandoline paraît presque tout petit alors qu’il doit friser le 1,80m. Bref, la taille d’Alexandre est proportionnelle à son talent (vous noterez la phrase de groupie ultime). Je vois la guitare et l’harmonica et je rêve déjà d’entendre « l’écrivain » en live. Il me faudra cependant patienter un peu. Mais ce qui arrive avant fait que le temps passe vite.

Parce que non seulement Alexandre Poulin écrit de belles chansons, mais en plus, c’est un excellent conteur. Et entre chaque titre, il narre des histoires réelles ou inventées, on ne le saura pas, mais en tout cas touchantes d’humanité. Sa rencontre avec un vendeur de blé d’inde (maïs) dans un foyer d’Africains à Paris, la « vraie » raison qui a poussé Neil Armstrong à marcher sur la lune, son échec avec sa première blonde (sa girlfriend, pas sa pinte de bière) et puis d’autres aussi. Bref, le temps passe trop vite, j’ai la gorge qui se serre en découvrant « diamant noir », le cœur qui bat au rythme du village de « hachelagua », les lèvres qui articulent en silence les paroles de « l’écrivain » quand la chanson arrive, l’attention captivée par les aventures du « petit géant » et le pied qui se met régulièrement à battre le rythme sur ses chansons joviales. A tel point que je ne vois pas les 2 heures passer, mes voisins du public non plus d’ailleurs, tous séduits par la double mélodie du langage et de la musique.

Et puis, il faut hélas bien se résoudre à ce que les bonnes choses ont un fin et repartir, le cœur plus léger et la tête pleine de poésie et d’accords de guitare. Et puis, surtout, surtout, avec un cadeau précieux mis en mots (mais pas encore en musique) à la fin de ce spectacle : le secret du bonheur, rien que ça, le vrai qui ne s’oublie pas. Avec tout cela, comment pourrais-je quitter mon statut de groupie ?

Plus d’informations :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

#EtaleTaCulture – La Culture Générale pour briller en société

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

%d blogueurs aiment cette page :