Troisième bloguiversaire – l’âge des pourquoi ?

8 Nov
Source : photo-libre.fr

             Source : photo-libre.fr

Trois ans déjà que ce blog existe et je n’ose même pas calculer les heures passées à écrire, relire quand j’en ai le temps, chercher des photos d’illustration libres de droit, la plupart du temps les miennes pour faciliter les recherches, me laisser porter par une idée née dans le métro sur le trajet du retour ou me creuser la tête parce que j’ai envie d’écrire mais sans savoir sur quoi, découvrir un nouveau commentaire avec joie et y répondre en réfléchissant quand même un peu… un blog, l’air de rien, c’est un gros investissement personnel.

Et lorsque l’on s’investit, il y a des moments de doute, de flottement, de recentrage. La troisième année, c’est un peu cela, à l’image des enfants du même âge qui demandent des explications à tout, c’est l’année des questionnements. Celle des frustrations aussi, qui entraîne encore d’autres questionnements. Celle de la reconnaissance par le monde du théâtre, qui me flatte en m’invitant à des spectacles, tout en me faisant me questionner sur l’indépendance de mes chroniques en acceptant. Celle aussi de la déception de n’avoir pas réussi à vraiment lancer la rubrique des envies du mois, parce que j’avais vraiment cette envie il y a un an, et je l’ai toujours, qu’il y ait ici un espace pour les rêves des autres.

Et puis au final, à tous ces « pourquoi ? » s’impose l’évidence que ce blog est devenu une part de moi, que c’est sans doute aussi pour cela que je m’interroge sur les directions qu’il prend. Et je souhaite qu’il le reste, qu’il ait cette fausse absence apparente de ligne conductrice, qu’il me permette de parler de tout et de rien, de faire l’éloge des spectacles qui m’ont émue, d’éviter de parler des autres quand bien même je me sentirais redevable de la gratuité de ma place, que je puisse y parler encore du pouvoir du sourire, de quelques grands débats d’actualité quand ils me touchent, que je puisse y inventer des histoires de trahisons ou de promesses, m’y livrer à mots masqués quand j’en ressens le besoin, y développer mon imagination à d’autres, en somme qu’il continue à vivre avec la diversité qui me permet d’y garder toujours le plaisir.

Au-delà des « pourquoi j’écris » et « pourquoi pas plus sur tel sujet ou de telle manière plutôt que sur quels autres thèmes et façon », il y a donc des « parce que ». parce que j’aime ça, parce que certains lecteurs aiment aussi, et ça me fait plaisir, parce que je peux transmettre des idées et des émotions sereinement, parce que j’adore jouer avec les mots. J’ai évidemment des tas d’envies, j’éviterai de les écrire noir sur blanc car elles risquent de finir comme les résolutions du 1er janvier, au cimetière surpeuplé des « je vais faire » et « je m’y mets demain ». Je vais juste continuer à faire danser les mots ailleurs que dans ma tête, en espérant que vous les accueillerez avec votre bon cœur habituel.

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2 Réponses to “Troisième bloguiversaire – l’âge des pourquoi ?”

  1. Anonyme 18 novembre 2015 à 00:03 #

    Je profite de ce « bloguiversaire » pour vous féliciter pour ce blog. Cela fait quelque temps que je le visite régulièrement; je l’ai découvert par ses articles sur les pièces de théâtre (c’est la raison principale de mes visites), mais je parcours aussi les autres sujets avec plaisir. Concernant les critiques théâtrales, j’y ai trouvé de bons conseils, et j’aime particulièrement que les « petites » salles soient mises en avant. Bravo ! Merci… et bonne continuation !

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