Être vrai dans ses relations

18 Nov

Bruxelles Bruges  (48)

Ces temps-ci, j’ai le clavier qui me chatouille, l’envie d’écrire mille choses, des idées plein la tête, l’envie aussi de faire mille choses en plus. Et puis il faut faire des choix, alors ce soir, mon choix, c’est de parler du fait d’être vrai dans ses relations aux autres. Au cours des dernières années, mais surtout au cours des derniers mois, j’ai pu faire l’expérience de relations qui m’ont déçue. Et puis aussi de relations qui ont dépassé mes espérances. Parce que chaque médaille a deux faces bien sûr. Et j’essaie de ne pas me contenter d’en regarder une seule. Même si j’ai plus souvent été déçue qu’heureusement surprise ces derniers mois, la joie des bonnes surprises est souvent beaucoup plus puissante et porteuse que la tristesse ou l’apreté des mauvaises.

Et même si chaque cas est différent, même si chaque être est unique, même si chaque relation entre deux humains a son propre fonctionnement, il existe un dénominateur commun dans ce qui laisse des traces, positives ou négatives, et ce dénominateur, pour moi, c’est l’authenticité. D’abord envers soi. Envers et contre tout. Parce que la tentation de s’inventer un personnage, d’enjoliver sa vie ou de la sur-dramatiser peut-être forte. Et parfois, cela rapporte en effet, ou cela protège d’éventuelles mauvaises conséquences d’être soi, pleinement, avec ses forces qui peuvent agacer, avec ses faiblesses dont les autres peuvent profiter. Créer un personnage, c’est une tentation que l’on a tous, moi la première et à laquelle on cède tous, moi la première.

Seulement, à terme, le personnage nous éloigne de nous. Et puis surtout, il nous éloigne des autres. Parce que les autres réalisent la supercherie, consciemment ou pas. Et quand ils la mettent à jour consciemment, ils s’éloignent inévitablement. Très longtemps, alors même que je pouvais identifier de l’hypocrisie, ou un masque chez d’autres personnes, je restais flattée de leur amitié, de leur camaraderie, ou simplement de faire partie plus ou moins de leur vie. Et puis un jour, récemment, cette attitude m’a dérangée chez une personne que j’appréciais. Je le lui ai dit simplement, que je l’appréciais mais que je ne souhaitais pas maintenir de contact dans ces conditions. La balle était dans son camp, la personne a choisi la fin des contacts. Naturellement, je n’en ai pas ressenti de plaisir parce que la fin d’une relation, même quand elle est propre, est toujours regrettable. Et en même temps, j’ai eu cette impression de liberté, celle de ne pas avoir cherché vainement un lien qui ne pouvait pas exister.

Arrêter surtout de me contenter de ce que l’autre ne veut pas me donner. Et choisir en conscience d’accepter ce que ce même autre est prêt à me donner s’il est prêt à donner tout de même quelque chose de lui, même peu. Il est étrange de voir à quel point cette philosophie rend plus à l’aise lorsque l’on se trouve face à cet autre. Même si je ne suis pas exempte d’erreurs de jugements qui me feront encore certainement donner ou refuser de la place aux mauvaises personnes. Enfin, c’est aussi en se trompant que l’on apprend, et ce genre de leçon vaut plus qu’un quintal de fromage arrosé de vin, comme dirait le renard au corbeau.

Évidemment, questionner l’attitude des autres face à soi ne peut pas aller sans questionner son attitude face aux autres. Et à apprendre à être vrai(e) face à eux. Même si cela doit faire évoluer leur regard. Même si cela peut les conduire eux aussi à décider de s’éloigner. Parce que toute l’énergie que l’on met à chercher à cadrer avec ce que l’on croit conforme à leurs attentes est en réalité de l’énergie perdue (à moins d’être un affreux calculateur / une affreuse calculatrice). Et empêche de construire la confiance nécessaire à toute relation saine. Ce qui ne signifie pas que cette confiance se doit d’être totale et absolue avec tout le monde. La confiance se mérite. La relation nécessite aussi d’évaluer authentiquement (pardonnez ma pirouette) la part de soi que l’on livre avec sincérité et vérité à chacun de ceux qui nous entourent.

Toujours est-il que dans aucun cas, il n’est possible de s’épanouir dans le partage sans avoir pris ce temps, parfois long et laborieux, d’évaluer ce par quoi et pourquoi l’on construit cet unité avec tous ceux que l’on cotoie. L’authenticité, c’est du travail, avec des fruits totalement garantis, et parfois plus que 5 par jour.

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