Donner des mercis

26 Nov

Aujourd’hui, dans les pays anglo-saxons, on célèbre Thanksgiving, qui est, comme nous le savons tous dès lors que nous tapons Thanksgiving sur la page de monsieur G pour atterrir sur la page de monsieur W le jour de « l’Action de grâce » (soit dit en passant, on s’en doutait un peu vu la construction du mot, sans avoir besoin d’une double thèse en anglais et en étymologie). Monsieur W nous apprend donc qu’à l’origine, Thanksgiving était une fête durant laquelle chrétiens et musulmans remerciaient Dieu de ce qu’ils avaient reçu pendant l’année en festoyant et en priant, ne me demandez pas de détails sur où quand, comment et pourquoi, ce n’est pas écrit sur la page, et prise d’une crise de paresse, je n’irai pas chercher plus loin.

Et puis au 17ème siècle, les gentils occidentaux dissidents de leur royal pays l’Angleterre sont venus sur les terres des gentils Amérindiens pour les coloniser en tout bonne amitié. Mais nos amis n’étaient apparemment pas trop débrouillards et les autochtones eurent un peu pitié de ces buveurs de thé patauds et ils leur apprirent à pêcher et à planter des céréales. Et en remerciement, au moment de la récolte, les colons les ont invités à un repas copieux, ils ont tous dansé et rigolé et sans doute bu, et comme c’était chouette, ils ont recommencé à faire ça régulièrement. Et aujourd’hui, les Américains  ont encore cette tradition au Canada en octobre et aux États-Unis le 4ème jeudi de novembre.  C’est une super occasion pour partir plus tôt du bureau, manger de la volaille et boire un liquide bizarre avec dedans du lait, un jaune d’œuf, du rhum et de la vanille qu’ils appellent lait de poule.

Après cette très longue et inutile introduction, j’en viens donc au motif qui m’a conduit à vous parler de Thanksgiving aujourd’hui. En fait, en ce moment, je trouve que tout le monde est morose, râleur, pessimiste et tout et tout, et c’est un peu pesant. Du coup, je sais que ça a un côté très candide et bisounours, enfin tant pis j’assume, mais je trouve que cette idée d’un jour pour prendre le temps de dire merci pour tout ce qui est positif, c’est plutôt chouette. Donc je vais très narcissiquement faire ici ma liste de mercis à moi, qui sera bien sûr incomplète parce que certains sont inintéressants ou risquent d’être incompréhensibles pour vous. Aussi parce que certains sont trop intimes  pour être écrits ici, ce qui ne m’empêchera pas de les écrire aux personnes concernées, ou de me les dire mentalement s’ils sont des mercis aux aléas positifs de la vie.

Merci en premier lieu à tous ceux qui sont là indéfectiblement, au quotidien ou ponctuellement, dès lors que j’ai besoin de leur présence, de leur soutien, de leurs paroles réconfortantes ou de leur rire qui réchauffe. Ils sont les piliers qui font que ma maison tient toujours debout quoi qu’il advienne.

Merci à ma famille aussi, dont je parle peu, qui est souvent compliquée, source de contraintes et de réflexions trop alambiquées qui me tordent le cerveau, et en même temps dont j’ai la chance qu’elle soit là pour rendre ma vie compliquée, contraignante et faite de réflexions alambiquées.

Merci à toutes les personnes que je croise épisodiquement ou une seule fois, et qui ont ce don de l’accueil de l’autre, de le faire se sentir pleinement humain avec ses forces et ses faiblesses. Ces personnes sont des diamants volontairement non polis, parce qu’elles brillent mieux en étant moins visibles. Elles sont surtout mes modèles.

Merci à tous ceux qui sourient gratuitement, l’agent ou l’hôtesse d’accueil, le boulanger, les passagers du métro ou du bus, les enfants qui ont souvent un don pour ça parce qu’ils aiment montrer leur joie et n’ont pas encore appris à la masquer (pourvu qu’ils n’apprennent jamais),  et tous ces visages lumineux à fossettes que je croise.

Merci à tous les artistes et ceux qui travaillent avec eux de me régaler de spectacles qui font du bien au cerveau et aux émotions toute l’année.

Merci à ceux qui ont toujours une attitude juste et bienveillante, surtout dans le cadre professionnel. Je vous invite à inoculer le virus dont vous êtes atteint à tout le monde.

Merci à tous ceux qui aiment la vie plus que tout, y compris dans ses aspects difficiles, et qui arrivent par leur rayonnement à la faire aimer aux autres, et à les entraîner à faire des choses incroyables qu’ils n’auraient jamais soupçonnées.

Merci enfin à vous, parce que vous venez de prendre ce temps pour me lire, et puis parce que j’ai confiance en vous, vous allez vous aussi remercier la vie, vos proches, et ceux qui vous sourient.

 

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