Archive | décembre, 2015

2015, l’année qui rime avec mauvaise urgence plutôt qu’avec bon sens

31 Déc

Nuit des Musées 2015 (147)

Alors que 2016 fait sentir son arrivée imminente et avec elle les jeux de rimes subtils allant de mauvaise à foutaise, en passant par alèse, antithèse, charentaise et – excusez la vulgarité – baise, celle qui s’achève n’est pas poétiquement aussi riche. Hasard ou coïncidence on ne sait pas. Mais 2015 a été hélas l’année de beaucoup de tragédies, proches ou lointaines. Un million de réfugiés arrivés en Europe, fuyant les guerres et la misère qu’elle crée, le déclenchement d’énièmes conflits intérieurs au Yémen et en Afghanistan, des pays où la dictature s’installe et où la liberté d’expression recule, des canicules meurtrières en Asie, notamment au Pakistan et en Afghanistan, un énorme séisme au Népal, des crashs d’avions, et sûrement d’autres drames encore. Et puis des attentats en Ile-de-France qui nous ont touchés particulièrement, en janvier et en novembre. Un chômage qui n’en finit pas de grimper. Des inélégances politiciennes à la pelle.

Un bilan très noir, très loin de l’espoir. 2015, une année qui ne rime pas donc. Un état d’urgence. Une drôle d’urgence d’ailleurs, celle de la méfiance, du repli, des fouilles vite faites tout à fait inutiles (oui j’avoue, cette multiplication des vigiles me semble bien stérile et tout à fait agaçante). L’urgence de montrer que l’on agit vite en créant des commissions, des concertations, des réunions au sommet, en menaçant de représailles. Et puis en s’autocongratulant de résultats vite obtenus grâce à ces actions de l’immédiateté, parfois nécessaires mais jamais optimales. Lire la suite

Avant

24 Déc

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Avant. Ce mot avait un son qui l’étonnait lui-même. En y réfléchissant, avant aurait tout aussi bien pu vouloir dire le mois dernier, ou avant dans son précédent travail, ou avant quand il était étudiant ou avant quand il était enfant, ou tout ça à la fois. Et pourtant, il ne parvenait pas du tout à dater cet avant. La longue période à laquelle il faisait référence lui paraissait toute aussi étrangère comme familière. Comme si maintenant n’était au final qu’un prolongement d’avant, mais que cet avant n’existait plus vraiment de la manière dont il l’avait alors vécu.

Lorsqu’il relisait sa vie, les évènements lui paraissaient désormais flous. Pourtant, ce n’était pas si lointain, il était jeune encore – tout juste 32 ans – et les faits marquants de sa plutôt courte vie étaient faciles à résumer de manière objective. Là était toute la subtilité, il avait plus ou moins perdu sa capacité à voir les étapes qui avaient jalonné son parcours de façon objective.

Avant, il était donc serein et confiant face à la vie. Et pourtant, assez rapidement, il avait senti des incohérences dans les paroles du « monde des adultes ». Ces mêmes adultes qui lui apprenaient les beaux principes qu’ils n’appliquaient pas, comme celui de toujours dire la vérité. Il sentait pourtant parfois des incohérences dans certains propos, mais il n’avait aucun moyen ni aucune raison de douter de ce que ses parents lui disaient. Là, il avait le sentiment d’être le personnage d’un mauvais soap opéra. En même temps que découvrir la vérité était aussi l’occasion, sans rattraper le temps perdu, d’un enrichissement continuel depuis quelques mois. Lire la suite

Les spectateurs pénibles au théâtre

15 Déc

Maligne

Sur le blog, je vous fais (très) régulièrement part de mes impressions sur les spectacles que je vais voir. La qualité de l’histoire, de l’écriture, le talent des comédiens, la beauté du décor, l’accueil de la salle, etc. Mais je n’ai pas encore abordé un sujet pourtant déterminant qui est celui du public. Or, un public peut soit renforcer votre plaisir d’être là, soit le gâcher partiellement ou totalement. Je dois avouer être moi-même parfois un rien pénible, lorsque je ne renonce pas à un spectacle même avec un rhume carabiné. A ma grande honte, il m’arrive également, lorsque la salle est au deux tiers vide, de prendre un peu mes aises. Pour autant, je veille à ne perturber (sauf dans le cas du rhume) ni les comédiens ni le reste du public. On ne peut hélas pas en dire autant de tous. Petite revue des personnes sans respect :

Les gens qui arrivent en retard : d’une manière générale, les salles n’acceptent pas les retardataires au-delà de 2-3 minutes sauf grosse panne de transports avérée (qui peut entraîner d’ailleurs un démarrage un peu plus tardif pour laisser aux personnes concernées le temps d’arriver). Il arrive toutefois que par gentillesse, elles se laissent fléchir devant des retardataires insistants. Le souci est que ces derniers ne font pas souvent dans la discrétion en prenant une place libre au dernier rang, ils sont capables de faire se lever tout le monde alors que la pièce est commencée pour avoir LEUR siège. Et d’enlever leur manteau en se relevant également et en gênant leurs voisins ponctuels au passage, et sans doute également les comédiens qui perçoivent ces mouvements. Lire la suite

Infiniment maitreroger

15 Déc

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Il y a quelque temps, à l’initiative de Léopoldine qui nous partage régulièrement ses escapades d’un soir ou d’un week-end, j’ai répondu à quelques questions amusantes suivant le principe des Infinity Blog Awards (où il y a juste à gagner le plaisir de la découverte). L’idée étant de faire connaître à son tour après avoir répondu d’autres sites ou blogs dignes d’intérêt. Deux personnes ont répondu à l’appel : le sac sans fond et maitreroger, qui, ayant un site illustre de désinformation de bon goût à lire absolument et non un blog, publie ses réponses ici (et c’est un honneur).

1/ Quel est le geste ou rituel quotidien que vous préférez effectuer ?

Me brosser les dents trois fois par jour, c’est une vraie jouissance, et c’est réellement le geste quotidien que je suis certain de réaliser. Quant au rituel, c’est la première consultation de mon iPhone après le dodo, pour consulter les nombreux RT et FAV de bisous dans le cou, ainsi que les photos que mes fans m’envoient d’elles-mêmes, nues, chaque nuit.

2/ Dans quel ordre hiérarchisez-vous la famille, l’amour (amoureux), l’amitié, le travail, les loisirs-passion ?

Famille, amour, sur le même plan. Le reste est littérature.

3/ Qu’est-ce qui vous fait le plus sourire à la vie ?

La vie elle-même, avec tous les plaisirs qu’elle apporte, les enfants qui naissent et grandissent, les belles surprises, les matins de tendresse.

4/ Quelle est la personne que vous admirez le plus, qu’elle soit connue ou pas, et pourquoi ?

J’admire énormément de personnes, dont en ce moment plus particulièrement celle qui m’a dit que le bonheur c’est d’accueillir l’autre dans sa différence.

5/ Quel est l’âge que vous avez préféré ou celui que vous imaginez que vous allez préférer si vous ne l’avez pas atteint et pourquoi ?

99 ans, quand il me restera un an pour faire un bilan de mon siècle d’amour de la vie.

6/ Qu’est-ce qui vous fait pleurer (de joie ou de tristesse, comme vous préférez) ?

De tristesse : les enfants que les adultes n’ont pas su protéger. Et je pleure à la fin de Casper, aussi, quand il danse avec sa maman.

7/ Quelle est votre boisson préférée ?

Le coca mais c’est très mal, je sais.

8/ Quel est l’âge que vous avez préféré ou celui que vous imaginez que vous allez préférer si vous ne l’avez pas atteint et pourquoi ?

Le même qu’à la question 5. Inutile d’insister (ndlr : la rédaction était un peu distraite lors de la rédaction des questions, elle prie les lecteurs et maitreroger de l’excuser pour cette répétition)

9/ Si vous pouviez vous retrouver n’importe où à tout de suite, en un claquement de doigts, quel lieu choisiriez-vous ?

Tu ne préfères pas un whisky, d’abord ?

10/ Quelle est la qualité que vous aimez le plus chez vous ?

Ma modestie, légendaire, que je suis le seul à avoir perçue. Parce que personne ne me croit jamais.

11/ Qu’est-ce qui vous motive le plus dans le fait de bloguer ?

Mais je ne suis pas un blogueur, bordel ! Je me tue à répéter que http://xn--dsinformations-bkb.comdésinformations.com  est un web-journal, pas un blog ! Et personne ne m’écoute ni ne me croit jamais, c’est bien la preuve.

Joies et tracas du quotidien au pays du cadre moyen

5 Déc

Écrire sur la vie du cadre moyen m’a longtemps titillée, démangée, tentée et plus si affinités. Dans mes précédentes diatribes sur l’entreprise, j’ai ainsi distillé ça et là sans grande subtilité quelques remarques, réflexions, questions qui se posent au quotidien dans cette vie qu’est la mienne et celle de beaucoup d’autres que moi. Je ne parlerai ici qu’en mon nom propre, même lorsque je n’emploierai pas le fameux « je », parce que chaque expérience est singulière et que la mienne n’est pas représentative. Je sais malgré tout en disant cela que certains de mes propos m’ont été inspirés par d’autres, proches ou moins proches. Et puis parce que ceux que l’on appelle les cadres moyens sont dans les faits totalement hétérogènes, ne serait-ce que par leur niveau dans l’échelle du moyen. On trouve ainsi :

  • le cadre moyen piou-piou (souvent nommé « junior »), en général un jeune diplômé frais émoulu de son université ou école, qui bénéficie de cette spécificité française faussement considérée comme un privilège d’avoir le « statut cadre », ce qui signifie qu’il a le bonheur de cotiser à l’AGIRC-ARRCO (organisme de retraite complémentaire dont les caisses ne remplissent même plus l’espace d’un casier de piscine tellement elles sont asséchées). Dans un nombre plus restreint de cas, le cadre moyen piou-piou peut être un employé dont la progression lui permet d’accéder à un poste plus haut placé dans la hiérarchie et normalement dans la grille de salaire par la même occasion.
  • le cadre moyen « confirmé » qui après quelques années à être encadré par un ou plusieurs autres cadres, moyens ou supérieurs (oui, le cadre est plus souvent encadré que garni d’une photo ou d’une peinture dans les entreprises, il est même parfois plus encadré que n’importe quel salarié n’ayant pas le statut cadre, et tout cela cadre parfaitement avec la vision bien cadrée de l’organisation), a suffisamment fait ses preuves pour qu’on le laisse travailler de façon quasi-autonome. En général, dès lors qu’on l’encadre moins, on lui laisse le soin d’encadrer lui-même des pious-pious ou des tout juste confirmés pour s’assurer d’une non diminution du niveau général d’encadrement.
  • le cadre moyen « sénior » (en général autour de la quarantaine, parce que oui, le niveau sur l’échelle du moyen dépend essentiellement de l’ancienneté et subséquemment de l’âge) en passe d’accession au rang de cadre supérieur. En général, ce cadre moyen a réellement une responsabilité managériale, souvent également une responsabilité de développement du business en monnaie sonnante et trébuchante, et avec tout cela un pouvoir dont il peut choisir selon les cas d’user avec mesure ou d’abuser avec démesure.

Dans la mesure où je parle en mon nom propre, je parlerai essentiellement du point de vue d’une personne confirmée, en grande empathie avec les piou-pious et ayant soif d’un jour atteindre le stade de la séniorité, non pas tant pour le pouvoir que pour les moyens. Car paradoxalement, le cadre moyen en est souvent dépourvu, de toutes ces choses pourtant souvent anecdotiques qui pourraient lui permettre d’exercer son activité comme il le souhaite. Lire la suite

amenaviguante

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