Les gens (géniaux) auxquels je m’attache

5 Jan

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Le début de l’année est traditionnellement la période des bonnes résolutions, mais personnellement ça fait longtemps que j’ai abandonné ce rituel inutile. C’est aussi l’heure des bilans, mais il se trouve que je fais perpétuellement des bilans, et que dans mon immense addiction pour la réflexion synthétique, il peut même m’arriver de réaliser un bilan de mes bilans (niveau de perversion supérieur à celui d’un expert comptable et ce n’est pas peu dire – n’en déplaise aux experts comptables qui peut-être me lisent). Bref, pour ne pas passer tout de même complètement pour une rebelle aux traditions de nouvel an, j’ai choisi de me livrer à un arrosage massif de mes proches et lointains amis en vœux personnalisés (vous noterez le paradoxe du concept de spamming SMS-esque personnalisé sans publi-postage).

Évidemment, cette idée était tout sauf maline, prendre mentalement une ou deux bonnes résolutions type faire du sport ou laver mes carreaux une fois par semaine (ou dans un moment de folie faire du sport en lavant mes carreaux chaque semaine) eût été nettement plus simple et moins chronophage. L’année prochaine, je me contenterai donc sans doute de prendre la résolution d’être très maline et de composer un message non personnalisé à publi-textoter à tous mes contacts sans distinction. Enfin, nous n’en sommes pas là et j’ai donc cédé à l’envie réelle d’adresser un message d’affection sincère aux personnes que j’affectionne sincèrement.

Le souci dans le fait de céder à la tentation (et ce malgré les avertissements répétés du catéchisme, que n’ai-je retenu cette leçon tant de fois entendue et récitée), c’est que j’ai oublié que j’aime vraiment la sincérité et que j’ai l’affection facile (merci de ne pas en déduire quoi que ce soit associant les mots « femme » et « facile », vous vous tromperiez lourdement et provoqueriez mon ire inextinguible). Progressivement, égrenant mon répertoire et formulant les mots qui me venaient pour chacun, j’ai réalisé que beaucoup de gens comptent vraiment pour moi. Pas tous au même niveau, c’est certain, il est des personnes qui me sont particulièrement chères. Et pourtant, chacune à sa manière a vraiment sa place. Souvent, je ne les ai pas vues entrer dans mon existence. Désireuse que je suis en général de « préserver mon indépendance », craintive également à l’idée de « faire confiance », j’ai tendance à maintenir une certaine distance, à ne pas trop attendre de chaque rencontre. Et en même temps, la curiosité m’incite à laisser les autres se raconter, transmettre, m’apprendre qui ils sont et ce qu’ils savent. Et de cette découverte naît l’attachement. En écrivant ces petits vœux, de 2-3 lignes seulement pour dire tout ce que je n’ose pas par pudeur y dire vraiment, j’ai pris conscience d’abord du plaisir que j’ai à leur signifier que je pense à eux et que je leur souhaite du bien (oui, je sais, c’est ma minute mièvre, mais à ma décharge, je n’ai pas re-re-re-revu l’intégrale de Sissi la semaine de Noël, laissez-moi donc mon instant de mièvrerie guimauve). Et puis surtout du plaisir que j’ai simplement à savoir qu’ils sont là, à portée de téléphone, de messagerie ou d’un futur verre partagé (enfin un par personne, un mojito ne se divise pas, soyons un peu sérieux). Et qu’ils font partie de moi. Intimement. Juste parce qu’ils ont su me toucher un jour par une parole, un geste, une présence. Et que souvent ils ont renouvelé l’essai par d’autres paroles, d’autres gestes, d’autres présences. Et que j’espère vraiment que le mois, le trimestre, ou l’an prochain, je serai toujours aussi heureuse de leur dire des belles choses (et de recevoir leur réponse, parce que ne nous leurrons pas, je ne suis pas une pure altruiste n’attendant aucune réaction à ses mots).

Alors à toi, à vous, à eux qui ne liront pas ce billet, je dis merci. Merci d’avoir été et d’être là, merci de susciter mon affection, merci de me donner la tienne, la vôtre, la leur. Et tous mes vœux sincèrement affectueux pour ces 366 jours et au-delà.

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2 Réponses to “Les gens (géniaux) auxquels je m’attache”

  1. nathalie 7 janvier 2016 à 10:28 #

    Des fois ça fait du bien de souhaiter du bien aux gens qu’on aime bien, en plus on prend le temps de réfléchir à ce qui compte pour eux, ça ne peut pas faire de mal.

  2. JCM (@jchmfly) 5 janvier 2016 à 19:29 #

    sans etre une femme facile, on peut dire que c’est facile de t’aimer, (oups pardon , pas trop de sentiments), de s’attacher à toi (oups pardon, pas de SM ici), de rendre tes lecteurs heureux (oups pardon, pas évocation implicitement sexuelle), ..
    Bref de t’affectionner beaucoup.
    Tres belle année.

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