Grec cherche Grecque

13 Jan

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Aller à la découverte de la diversité du spectacle vivant amène parfois à faire des expériences insolites. Comme celle de se retrouver en 2015 à Paris à assister à la représentation d’une comédie écrite en 1945 par un Allemand du nom de Friedrich Dürenmatt qui a pour personnage principal un résident d’origine grecque, Arnolphe Archilochos, à la recherche d’une femme elle aussi d’origine grecque. Employé modeste au physique peu amène dans une grande firme aux activités diverses et opaques, son destin va petit à petit changer lorsqu’il fera la connaissance de celle qui répondra à l’annonce postée à son insu par la patronne du bar où il vient s’abreuver tous les soirs de breuvages du type lait fraise ou diabolo grenadine.

Le belle se présente donc à cet ascète médiocre et sans histoire et semble tomber immédiatement sous son charme, au point de céder à sa demande en mariage au bout d’un seul simple rendez-vous dans le même café. A partir de cet instant, notre quidam se métamorphosera. D’abord, en apprenant à dire non à son parasite de frère qui le tape sans cesse au portefeuille pour nourrir sa femme qui yodle et ses 2 enfants qui se tapent sans cesse dessus. Et puis surtout en étant par un hasard peut-être pas si hasardeux nommé directeur d’une des entités de sa mystérieuse firme.

Cette promotion va l’amener petit à petit à se transformer, en revêtant les signes extérieurs de son nouveau statut, afin d’obtenir la considération nécessaire pour offrir à sa belle une croisière de luxe dans leur pays natal, l’agence de voyages ayant en premier lieu refusé, de par son apparence, de lui céder 2 tickets. La recherche du costume l’entraînera dans de multiples péripéties. Auxquelles succèderont celles liées à son mariage. Jusqu’à la découverte des raisons de sa soudaine et implacable chance.

Il est étonnant de voir à quel point des sujets qui étaient brûlants il y a 70 ans le demeurent aujourd’hui, qu’il s’agisse des personnes d’origine étrangères, de la mondialisation, de la dictature de l’apparence, de la séduction, des amitiés liées à l’argent ou encore de l’innocence et du pardon. Une fresque très réussie incroyablement maîtrisée avec 14 comédiens qui assument pour la plupart plusieurs rôles, du champ et de la danse, et des costumes magnifiques et colorées qui reflètent les pigments nombreux du texte. Un spectacle qui mériterait une reprise.

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