Les chatouilles

30 Jan

affiche_les_chatouilles

Il y a un an, la très passionnée et passionnante Théâtre Côté Cœur découvrait le spectacle d’Andréa Bescond, « les chatouilles » et en parlait ici , sans doute mieux que n’importe qui d’autre. Ce qui ne m’empêchera pas d’en parler aussi, parce que cette artiste le mérite, et puis parce que la diversité des appréciations est toujours intéressante, surtout lorsqu’elles sont toutes positives.

Et pourtant, bénéficier d’une ovation plus que méritée n’est pas chose aisée lorsque l’on traite d’un sujet aussi délicat que la pédophilie. Parce que les chatouilles dont il est questions sont celles que Gilbert, un voisin, fait régulièrement à Odette, 8 ans à des endroits où l’on ne chatouille pas habituellement les petites filles, lorsqu’il vient visiter ses parents. Odette crie bien sûr, mais d’un cri silencieux et intérieur qui déchire le ventre sans que les adultes ne voient rien. Et elle cherche à oublier. La danse sera son exutoire et sa bouée de sauvetage. Et pourtant, elle ne sera pas sauvée dans les faits, parce qu’une telle blessure ne s’en va pas.

Sur sa route, Odette croise, outre Gilbert, des hommes et des femmes qui auront une influence déterminante sur sa reconstruction, en positif ou en négatif. La première étant sa professeur de danse qui la pousse à passer le concours pour une école. A l’inverse, sa mère n’aura de cesse de la rabaisser sans jamais tenter de la comprendre vraiment, la trouvant juste trop agitée. Au cours de spectacle défile ainsi toute une galerie de personnages tous hauts en couleurs, des camarades de dans à la psychologue supposée aider sa mère et elle à rencontrer une relation saine, en passant par les potes d’adolescence. Tous à la fois drôles et touchants, sans en condamner vraiment aucun (à l’exception de Gilbert).

Sur son chemin, Odette avance en dansant surtout (voire uniquement) et Andréa Bescond nous fait le plaisir de montrer son talent et sa sensibilité par cet art qu’elle maîtrise parfaitement, sur des musiques elles aussi pleines de force et de douceur à la fois. Sans tabou, sans voyeurisme non plus, en sachant rire des moments drôles et montrer la tristesse des moments moins drôles, elle livre un spectacle tout en finesse, en richesse et en émotions, qui fait réfléchir, rire, pleurer un peu aussi, qui en tout cas ne laisse personne indifférent tant il est réussi.

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