Duel opus 2

10 Fév

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Il est d’usage de dire qu’en France, on n’a pas de pétrole, mais qu’on a des idées. Eh bien, de la même manière, on n’a ni le West End ni Broadway, et donc pas de « musicals » dignes de ce nom. Mais on ne manque pas pour autant de musiciens talentueux et créatifs. Et parmi eux, nous avons Laurent Cirade et Paul Staïcu. Le premier au parcours exemplaire ayant été violoncelliste à l’Orchestre National de France, le second né et formé à Bucarest, avant de décider à 20 ans de poursuivre sa formation à Paris (au Conservatoire National dont il sort avec un double Premier Prix) et ayant évolué dans un univers pianistique plus jazz.

Evidemment, vous l’aurez compris, un vent de folie les a un jour emportés, en commençant par Laurent Cirade qui a commencé par intégrer le désormais célèbre « Quatuor » dont il a été membre pendant 12 ans. Et puis en 2000, malgré l’absence du bug annoncé, changement de cap, il quitte ses 3 amis à cordes pour un seul ennemi à clavier. C’est la naissance de Duel. Un duel très éloigné de ceux des westerns spaghettis, puisqu’il se joue avec des instruments de musique comme armes. Mais un duel qui appelait à une revanche, et c’est désormais chose faite avec Duel 2.

Pour les connaisseurs, on ne peut évidemment pas nier l’influence de l’humour du Quatuor précédemment cité. Mais les deux artistes ont su trouver leur propre identité, avec cette fausse compétition permanente pour montrer que leur instrument est le plus beau et le plus performant (tous virtuoses qu’ils soient, ces deux-là restent des hommes…). Et le choix également de donner plus de morceaux complets à entendre à un public qui découvre ou redécouvre avec plaisir des classiques connus mais un peu oubliés ou des airs du 20ème siècle, sur un ton jazz, salsa ou rock’n’roll.

Du début à la fin du très mérité 2ème rappel, on rit avec ces deux musiciens exceptionnels, qui ont créé un spectacle en apparence presque improvisé mais à l’évidence répété avec une précision d’horloger suisse. Où l’on découvre entre autres surprises réjouissantes que l’on peut jouer du piano en étant couché dessous ou debout sans ressembler à Michel Berger, faire un méchoui avec un violoncelle, se servir de la pique pour bien d’autres usages que de le maintenir, et que déplier un transat est toujours aussi compliqué qu’il y a 20 ans. Et rassurez-vous, on comprend tout à cet opus 2 même sans avoir vu l’épisode 1. Alors n’attendez pas le 3 pour régaler vos oreilles et vos zygomatiques.

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