Les deevaz

1 Mar

LES-DEEVAZ-_3273836124568627645

 Il m’arrive de temps à autre de signer presque les yeux fermés pour aller voir un spectacle, et c’est souvent le cas avec le ciné 13 Théâtre, ce lieu si charmant niché sur les hauteurs de Montmartre et dont j’ai si souvent ici vanté les merveilleux canapés rouges des deux premiers rangs. Lorsque j’ai vu qu’il y avait de nouveaux spectacles à l’affiche, je me suis donc précipitée sur les places des premières semaines pour aller voir cela. J’avoue avoir eu cependant un moment de stupeur et de doute à la vue d’une trop brève vidéo qui hélas ne rend pas hommage à ce spectacle haut en couleuratures (oui, on fait les blagues que l’on peut), comme quoi essayer de savoir ce qu’on va voir sur scène, c’est aussi périlleux que d’aller sur doctissimo avant une visite chez le médecin.

 Enfin revenons-en à nos écrevisses, si vous le voulez bien, et je parle d’écrevisses à bon escient puisque dans ce spectacle lyrique burlesque déjanté, il se peut, si vous y alliez, que vous voyiez cet animal géant paraître, entre autres surprises qu’il ne serait pas bon non plus de trop révéler. Ce qui est dicible par contre, c’est que Christian Bruster et Marion Dhombres, qui ont conçu ce spectacle à la fois extrêmement mélodieux et extrêmement drôle, ont réussi le double exploit de moderniser l’opéra et le chant lyrique et de réorchestrer des airs célèbres de façon improbable.

 A grands renforts de costumes tous plus beaux les uns que les autres, allant de la robe à crinoline champêtre à la tenue de woodstock en passant par l’armure de Xéna et les tuniques orientales, Karine Audebert, Emily Rose Bry, Marie Saadi, et Marion Dhombres (encore elle) nous font voir tous les charmes de leurs… tessitures (que croyiez-vous, vilains garnements !?!!??) de cantatrices, accompagnées de Roch Havet, leur pianiste fou qui n’est pas en reste pour se livrer à des pitreries musicales.

 De la scène de casting à la vie fantasmée des divas d’opéra, tous les sujets sont bons pour entonner du Verdi ou du Puccini, et parfois même des chansons plus étonnantes, que l’on n’a peu l’habitude d’entendre sous les ors de Garnier ou de la Scala. Le tout mettant très à mal les zygomatiques ne se musclant pas assez souvent.

 Un conseil, si vous vivez à Paris, que vous avez moins de 2 enfants en bas âge limitant vos sorties, que vous aimez les airs d’opéra, les princesses de contes de fées, le reggae, avoir l’occasion de rire, le piano, les entractes à l’ancienne ou tout cela à la fois, évitez de vous trouver des excuses et foncez sur les hauteurs de Montmartre avant le 27 mars.

Plus d’infos :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

#EtaleTaCulture – La Culture Générale pour briller en société

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

%d blogueurs aiment cette page :