Quand je serai grande… tu seras une femme ma fille

27 Mar

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Dès que j’ai vu à l’affiche du théâtre Essaïon que « Quand je serai grande… tu seras une femme ma fille » allait se jouer, j’ai eu envie d’y aller. Simplement en lisant le flyer avec le petit résumé. Je n’en avais rien entendu, aucun écho de son passage à Avignon l’été dernier. Mais l’idée de faire parler des femmes de 18 à 92 ans me plaisait. Parce que ce spectacle a été écrit par Catherine Hauseux, qui en est également l’interprète, sur la base de nombreux entretiens avec des femmes de tous âges, qui ont parlé d’elles, de leur féminité, de leurs joies, de leurs regrets aussi, de leur temps, celui d’aujourd’hui ou celui de jadis.

J’aurais aussi pu lire les jolies critiques, j’aurais pu regarder la bande annonce, mais j’ai fait confiance à mon envie. Je n’ai rien voulu savoir avant d’y aller. Je voulais recevoir ce seule en scène exempte de toute idée sur ce que j’allais vivre. Et j’ai bien fait, ô combien, de me laisser porter sans rien savoir d’autre que ce que disait ce flyer. Parce que c’était beau. Parce que c’était vrai. Parce que ça parlait de tous ces ressentis que l’on a en tant que femme. Parce que c’est merveilleusement bien écrit.

Parce que Catherine Hauseux est totalement bluffante aussi, dans ses métamorphoses et dans la force et l’énergie avec lesquelles elle porte sa création. Dans les quatre portraits qu’il nous est donné de voir, derrière lesquels on sait qu’il y en a bien d’autres, qu’il a fallu faire des choix, couper, ajouter, recouper, on a presque l’impression de voir 4 comédiennes différentes, tant elle sait varier les tons, la gestuelle, la personnalité, en somme tout ce qui est au cœur de l’identité de la première dont j’ai oublié le nom, François, Maeva et Henriette.

Quatre femmes qui se livrent de façon brute et spontanée, qui laissent voir leur âme à travers leurs idéaux, à travers leur regard sur leur éducation, leur vie actuelle, leur vie de couple, leur travail ou leur absence de travail, sur le monde d’aujourd’hui, et sur elles-mêmes enfin et surtout. Du début à la fin, on se trouve suspendu à leurs mots, à leurs espoirs, à leurs ressentis. Et il est difficile voire impossible, et de toute façon il ne serait pas souhaitable de ne pas être touché en profondeur par cette pièce magnifique, qui fait rire, réfléchir, presque pleurer parfois, et là aussi c’est tant mieux. Un très très beau moment qui fait aimer le spectacle vivant, mais surtout sa féminité encore plus. A voir avec ses amies, son conjoint, sa mère, sa grand-mère, ses copains qui ne comprennent rien aux femmes… mais forcément à voir !!

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