Les Justes

8 Mai

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Les Justes de Camus ne sont pas, et de loin, la pièce la plus facile à mettre en scène et à interpréter. Parce que le texte en est fort et dense, parce que les personnages ont tous des caractères bien marqués dans leur idéal révolutionnaire, et parce que, même si nous sommes loin de la Russie de 1905 où se situe l’action et de 1949 où Camus l’a écrite, cette pièce politique résonne toujours avec l’actualité.

Dans la Russie du début du 20ème siècle donc, un groupe de révolutionnaires socialistes s’apprête à tuer le Grand Duc après des mois de filature et d’organisation. C’est Yanek Kaliayek, amant de Dora, la seule femme du groupe, qui devra lancer la bombe. Seulement, le soir-même, il renonce du fait que l’assassinat impliquerait des enfants, les neveux du duc, présents dans la calèche. Les débats entre ces personnages sous tension vont se tendre encore plus jusqu’à la décision d’une 2ème tentative, cette fois fructueuse mais qui verra Yanek se faire emprisonner. Il recevra des visites incongrues telle que celle d’un policier sournois et joueur, drôlissime dans son interprétation, et celle de la désormais veuve Grande Duchesse, pendant que ses camarades se demandent s’il se laissera pendre ou s’il les trahira.

Si le début est un peu intrigant, dès la mise en place des personnages réalisée, la mise en scène sobre de Patrick Rouzaud, avec une table et trois tabourets, ainsi que des chemises de couleurs vives, prend tout son sens. Les acteurs de la Compagnie Icare ont tous réussi à trouver une intériorité et une intensité qui leur permettent de camper ces révolutionnaires avec beaucoup de justesse et de tenir le rythme et leur caractère pendant les 1h45 de représentation. Un texte qui fait réfléchir servi par des comédiens investis et sympathiques, aucune raison d’hésiter si vous appréciez Camus.

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