Archive | juin, 2016

Gelsomina

22 Juin

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Parfois, au théâtre, il y en a qui choisissent la simplicité lorsqu’ils décident de quel texte ils vont joue, et ils ont raison parce que la simplicité, avec une jolie interprétation et de l’émotion, cela peut être très joli. Et puis, parfois, il y en a qui préfèrent se confronter à la complexité. Nina Karacosta fait incontestablement partie de cette deuxième catégorie. Et la complexité, c’est bien aussi, surtout quand on a une détermination sans faille, que l’on aime travailler, et que l’on a, il faut le dire, ce petit truc en plus que l’on nomme le talent. Lire la suite

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Le portrait de Dorian Gray

21 Juin

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En théorie, le portrait de Dorian Gray devrait être une expérience déplaisante : parce que c’est l’histoire d’un salaud qui, par la magie d’un tableau peint par un de ses amis artistes éperdument fasciné par ce jeune homme, ne portera aucun des stigmates de son âge ni de ses actes. Lequel homme déshonorera sans scrupule plusieurs générations de femmes. Le tout écrit par un auteur misogyne au dernier degré. En théorie seulement. Parce qu’en réalité, je pardonne tous ses affreux propos à Oscar Wilde tant sa plume est belle et bien acérée et ses aphorismes géniaux. Et que voir des acteurs brillants dans de magnifiques costumes sur la scène d’une très jolie salle de l’avenue Montaigne à Paris met presque obligatoirement également dans de bonnes dispositions.

Au vu de ces éléments, je me vois donc dans l’obligation de faire preuve de la plus extrême bonne foi au monde et de rendre hommage à cette pièce. A la naïveté sincère ou à la sincérité naïve, je ne saurais pas trancher, qui émane de Thomas Scott en tant qu’interprète de Basil, le peintre de génie éperdument épris de son modèle et prêt à toutes les concessions pour pouvoir profiter de sa présence. Laquelle disposition lui amènera à présenter à Dorian son ami Harry, philosophe cynique poussant les autres à la débauche et s’érigeant très vite en maître à penser du toujours jeune éphèbe. Lire la suite

What’s going on

20 Juin

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Ce printemps a été l’occasion de diversifier mon spectre de spectatrice du vivant, en allant découvrir notamment What’s going on, un « concert dansant » retraçant les heures de gloire de la Motown, maison de disques américaine créée en 1959 et ayant produit dans les années 1960 et 1970 nombre d’artistes soul et rythm’n’blues, parmi lesquels Diana Ross, les Jackson Five, Marvin Gaye ou The Temptations. J’arrête là ma demi-minute culturelle honteusement pompée sur wikipédia et sans même aller recroiser les informations qui y figurent avec d’autres sources. Lire la suite

Aux suivants

7 Juin

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Comme cela m’arrive régulièrement, je rends compte d’un spectacle une fois les représentations passées. A ma décharge, il ne se jouait que 5 jours, ce qui laissait peu de temps pour en parler avant. Mais je souhaite de tout cœur qu’il continue son chemin dans d’autres salles de France et de Navarre. Parce que ce spectacle est intelligent, créatif, drôle aussi, avec des chouettes comédiens.

Aux suivants, c’est une histoire de transmission et de dettes. Un chercheur quitte son poste et découvre qu’il ne sera pas remplacé. Un père se suicide et laisse à ses deux fils (Hugues de la Salle et Guillaume Fafiotte) son entreprise criblée de factures impayées. Des parents (Martin Selze et Marie-Aude Weiss) demandent à leur fille (Julie Palmier) de leur rembourser tout ce qu’ils ont dépensé pour elle depuis sa naissance, afin de pouvoir profiter de leur vie. Lire la suite

Variations contre l’intellectualisme dépressif

3 Juin
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Image : Van Gogh, Crâne de squelette fumant une cigarette

En tant que jeune femme parisienne trentenaire ayant un boulot de cadre moyenne me permettant de sortir assez régulièrement pour satisfaire ma curiosité débordante, je n’ignore pas (et je sais d’ailleurs en rire) avoir par moments ce côté caricatural de la bobo snobinarde que nous voyons tous régulièrement passer à la télévision. Il m’est même arrivé d’acheter un cahier design hors de prix dans une papèterie écolo créée par une autre trentenaire ayant quitté son job d’executive woman au salaire à 6 chiffres pour faire le tour du monde et commercialisant des articles importés du Vietnam (non, le bilan carbone de ce cahier ne l’empêche pas d’être écolo) et même de tester une cantine bio du 11ème arrondissement et de trouver ça bon ces produits sains et pleins de saveurs.

Sachez toutefois que mes ambivalences personnelles ne m’empêchent pas de fustiger les concepts bobos écolo-bio et d’avoir juré que jamais ô grand jamais je n’emménagerai dans le 10ème ou le 11ème arrondissement (promesse facile à tenir puisque je ne tiens pas à habiter dans un placard au 8ème sans ascenseur et que donc j’ai choisi de franchir le périph pour gagner 15m² de surface, mais je m’égare comme souvent). Mais il est une chose que je fustige encore plus que la superficialité parfois un peu arrogante mais finalement pas bien méchante qui fait des émules sur la rive gauche et que j’ai choisi d’appeler l’intellectualisme dépressif. Lire la suite

Mises en capsules – Edition 2016

3 Juin

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Le festival Mises en capsules du Ciné 13 Théâtre fait partie des quelques évènements culturels annuels que je serais extrêmement malheureuse de rater. Pour résumer rapidement sans me répéter longuement pour ceux ayant lu mes articles des années précédentes, il s’agit d’un festival de « formes courtes théâtrales » de 30 minutes pour chaque pièce. Au total, une quinzaine de pièces sont sélectionnées chaque année, réparties en trois séries de cinq. Donc pour les voir toutes, il est nécessaire de venir 3 soirs sur les 3 semaines du festival. Malheureusement, cette année, pour le 10ème anniversaire du festival et la 5ème édition à laquelle j’assistais, mon calendrier m’a forcé à choisir une seule série parmi les trois. Bonne nouvelle tout de même, je suis absolument ravie de on choix. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

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Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

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#EtaleTaCulture – La Culture Générale pour briller en société

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