Un banc pour deux

1 Août

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Parfois, le hasard vous mène vers des sièges où vous ne pensiez pas vous asseoir. Cela a été mon cas puisque c’est par un concours de coïncidences que je suis arrivée la semaine dernière au Théâtre de la Boussole. Ou plus exactement du fait de l’annulation de la représentation d’un autre spectacle ce soir-là, faute – malheureusement pour cet autre spectacle – d’un nombre suffisant de réservations. Et l’envie de théâtre étant trop forte, j’ai opté sans vraiment réfléchir vers un des seuls spectacles encore réservables après 19h30.

Mais je n’étais pas la seule à venir m’asseoir quelque part où je n’étais pas supposée être. Les deux comédiennes étaient quelque part dans le même cas. Evidemment, elles savaient que leur rôle était de venir interpréter le joli texte de Jérôme de Verdière. Pour autant, l’histoire d’« Un banc pour deux » présente la rencontre en apparence innocente de cette femme mariée et de cette autre femme amoureuse d’un homme marié comme totalement fortuite.

Sophie et Caroline ont donc toutes les deux rendez-vous sur un banc à 18 heures avec leur amoureux. Et avant même de confronter leurs situations amoureuses, le courant ne passe pas entre les deux femmes, l’épouse effacée et psycho-rigide et la maîtresse volubile qui a appris à lâcher prise. Très vite, apprenant la « situation » de cette femme qui vient la perturber sur son banc, elle fera preuve d’une soudaine verve accusatrice face à laquelle Caroline choisira de se défendre sans y mettre trop d’acrimonie.

Le temps passant et les deux hommes attendus n’arrivant pas, la tension va peu à peu monter jusqu’à ce que « l’amant » se manifeste par téléphone, rebattant ainsi les cartes. Parce que, vous vous en doutez certainement, les deux hommes attendus par ces deux femmes ont quelques points communs assez troublants… ce qui amène à un sacré bouleversement dans les attitudes. Et à des réflexions bien construites, sans facilité ni excuses, mais sans binarisme non plus, sur la question de l’infidélité et sur la manière d’y faire face, que l’on soit la ou la conjoint(e) légitime ou illégitime de la personne volage.

Sylvie Guichenuy et Maeva Pasquali déversent tour à tour leur fiel et leurs leçons de philosophie amoureuse avec énergie et générosité dans cette « tragi-comédie » intelligente, qui a le bon goût de ne sombrer ni dans la facilité ni dans la caricature. Un joli dialogue entre deux « co-pines » (je vous présente toutes mes excuses pour ce jeu de mots d’un goût presque douteux résumant la situation décrite) à ne pas manquer pour se détendre cet été.

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