Archive | novembre, 2016

Le criquet russe

25 Nov

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Le froid étant revenu, accompagné de pluie, ou plutôt la pluie accompagnée de froid, le besoin d’une comédie dans une petite salle confortable pour se réchauffer les orteils et l’humeur s’est fait sentir. Surtout écrite et interprétée par une troupe qui compagnie au nom sympathique des « mauvais garçons ». Au vu du pitch sommaire (Jim, un psychorigide névrosé, voit débarquer chez lui un ami envahissant et une tornade blonde. Mais l’auberge espagnole, c’est pas vraiment son truc…), l’on aurait pu penser à un vaudeville se différenciant peu des autres, si ce n’est par l’originalité de son titre. Et pourtant, le criquet russe est une vraie jolie pièce, drôle mais aussi intelligente. Et qui sous couvert de rigolade aborde des sujets intéressants. Lire la suite

Quelques réflexions sur la possibilité du désaccord

23 Nov

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Régulièrement présente sur les réseaux sociaux, j’observe de plus en plus fréquemment l’impossibilité d’y avoir un débat, si ce n’est constructif, tout du moins serein et respectueux. Certes, ce constat pourrait sans doute être étendu à d’autres environnement allant des plateaux de télévision (lieu où de toute façon traditionnellement, aucun invité ne vient avec l’idée d’écouter l’autre) au café du coin en passant par certains repas de famille lorsque l’on y aborde des thèmes non consensuels. Mais, l’anonymat aidant, le déploiement de venin qui peut servir sur les lieux d’échange 2.0 n’est pas loin de battre tous les records non encore homologués par le guinness (ne pas confondre avec LA Guinness).

Naturellement, le climat anxiogène alimenté par un avenir économique incertain, un avenir encore plus incertain de certains actifs, des guerres qui se multiplient dans des pays pas si lointains et l’insistance de nos politiques en quête de réélection de nous signifier que nous sommes dans une situation de danger grave permanent (autrement appelée état d’urgence) de laquelle ils sont les seuls à pouvoir nous protéger (même Bruce Willis a renoncé) ne contribue pas réellement à des interactions sociales (ou e-sociales) sereines. Pas plus qu’elles n’incitent à se concentrer sur les sujets vecteurs d’optimisme, et ils sont pourtant nombreux si l’on prend le temps et la peine (pour plus de joie ultérieure) de regarder la vie sans lunettes occultantes. Lire la suite

Richard III, Loyaulté me lie

14 Nov

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Il est parfois des spectacles dont il est difficile de rendre compte tant ils sont atypiques. C’est le cas de l’adaptation du Richard III de Shakespeare par Jean Lambert-wild, professionnel du théâtre touche-à-tout aimant bien aller explorer des chemins improbables en mêlant les disciplines artistiques. Dans un immense décor de fête foraine qui à lui seul vaut le déplacement tant il est incroyable, il nous livre donc sa vision de l’histoire et de la psychologie de ce guerrier conquérant sanguinaire, n’ayant ni pitié ni limites. Lire la suite

Je danserai pour toi

14 Nov

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Il arrive régulièrement que des artistes choisissent de livrer une part d’eux-mêmes dans un de leurs spectacles. Sophie Galitzine a choisi de se livrer presque totalement dans le sien, en racontant son parcours spirituel. Sous les traits de Manon, elle nous fait vivre son cheminement, d’un état de jeune comédienne fêtarde fumeuse de pétards à ses heures perdues donnant l’apparence de la vie réussie à un état de jeune comédienne toujours fêtarde mais habitée intérieurement par une joie plus authentique et pérenne que celle procurée par la drogue. Lire la suite

Quatrième bloguiversaire – Le temps passe trop vite

8 Nov

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Et voilà, déjà 4 ans que l’aventure de ce blog a commencé. La même année, un nouveau locataire s’installait à l’Elysée, tandis que moi, je découvrais en totale néophyte les arcanes de WordPress. Il est fort probable que ledit locataire voit son bail expirer, tandis que moi, je n’ai pas beaucoup de succès à me faire. Si mon cher (en réalité gratuit) hébergeur supprimait mon actuel habillage (ou template dans le jargon approprié) gratuit, ou même disparaissait, je trouverais sans problème un espace pour continuer à digresser, à rendre compte de mes sorties théâtrales et à me prendre de temps à autre pour une micro-novelliste (auteure de micro-nouvelles, ndlr).

Malgré cet enthousiasme toujours présent, malgré le goût de l’écriture et malgré les idées qui ne manquent jamais ou presque, faire « durer » un blog avec les années n’est pas forcément évident. D’abord parce que disons-le franchement, avec le règne de twitter, instragram, snapchat et autres réseaux sociaux, les blogs n’ont plus vraiment le vent en poupe, sauf à être répertoriés comme LE blog de référence sur leur sujet. Ce qui dans le cas précis de celui-ci ne risque pas d’arriver puisqu’il n’a pas de thématique précise, et évolue au gré de mes envies et de mon évolution. Ensuite parce que, paradoxalement, le blog est référencé par les acteurs de la webosphère théâtrale et qu’il m’a fallu un temps d’apprentissage pour apprendre à gérer les invitations reçues invitations reçues avec une attitude qui m’apparaisse juste. Et puis aussi parce que cette année a été très dense, avec de grandes joies, quelques désillusions et un emploi du temps encore plus rempli qu’à l’accoutumée. Et que j’y ai hélas sacrifié un peu la rédaction des billets d’humeur et autres réflexions que j’affectionnais. Comme on dit, il faut savoir choisir ses priorités, et l’écriture en a moins fait partie, bien que toujours présente et toujours vitale.

Une cinquième année s’ouvre donc sur fond d’envie de renouer avec la poésie, les « variations contre », les « variations pour », les flemmardises interrogatives, les coups de gueule, les coups d’amour et les coups de je t’aime (oups je m’emballe à coups de chansons rétro). Elle début aussi sur fond de doutes sur le nombre d’heures qui pourront être dévolues à penser en alexandrins, à m’insurger dans la prose de monsieur Jourdain ou à me laisser emporter par mon inspiration d’apprentie conteuse. Je découvrirai comme vous le résultat dans les prochains mois. Je rempile donc pour un nouveau mandat de 365 jours sans aucun programme. En étant prête toutefois à soumettre chacun de mes billets à votre suffrage.

Et surtout en vous remerciant de vous laisser entraîner depuis quelques semaines pour certains et près de 1500 jours pour d’autres dans ce chemin plein d’imprévus que je trace ici. Je vous fais une seule promesse que je sais pouvoir tenir : conserver cette imprévisibilité et cette spontanéité qui font de ce blog un espace d’expression joyeuse.

Retrouvailles à la Grande École des Cerveaux

5 Nov
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Crédits : photo-libre.fr

Ce soir, Charles était présent en apparence, mais au fond de lui, il se trouvait très loin de là. Son esprit vagabondait dans ses souvenirs, et il cherchait intérieurement, parmi tous les lieux qu’il avait visités, l’endroit le plus éloigné géographiquement de cette salle où il se trouvait en compagnie de ses anciens camarades. Il savait qu’il risquait de se sentir en décalage avec eux quand il les reverrait. Mais la curiosité avait néanmoins été la plus forte. Lui aussi voulait savoir ce qu’ils étaient devenus, tous, au cours de ces vingt années écoulées depuis l’obtention de leur diplôme.

Il ne doutait pas que certains auraient des parcours extraordinaires à faire valoir. Après tout, ils sortaient tous de la Grande École des Cerveaux, et certains avaient même complété leur cursus par un double voire un triple diplôme. Si l’on y ajoutait une confiance en eux qui avait souvent forcé son admiration du temps où ils étaient étudiants, et pour nombre d’entre eux, l’accès au carnet d’adresses impressionnant de leurs parents, il n’était pas étonnant que des ailes leur aient poussé et qu’ils aient atteint le firmament des entreprises du CAC40 ou créé des affaires florissantes, portés par les opportunités de la nouvelle économie. Au cours de ces vingt ans, il avait d’ailleurs plusieurs fois vu le nom de certains dans les journaux économiques et admiré leur réussite. Il lui était même arrivé de les envier, surtout au début de sa vie professionnelle, constatant qu’il ne « progressait » pas aussi rapidement que la majorité d’entre eux. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

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