Le criquet russe

25 Nov

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Le froid étant revenu, accompagné de pluie, ou plutôt la pluie accompagnée de froid, le besoin d’une comédie dans une petite salle confortable pour se réchauffer les orteils et l’humeur s’est fait sentir. Surtout écrite et interprétée par une troupe qui compagnie au nom sympathique des « mauvais garçons ». Au vu du pitch sommaire (Jim, un psychorigide névrosé, voit débarquer chez lui un ami envahissant et une tornade blonde. Mais l’auberge espagnole, c’est pas vraiment son truc…), l’on aurait pu penser à un vaudeville se différenciant peu des autres, si ce n’est par l’originalité de son titre. Et pourtant, le criquet russe est une vraie jolie pièce, drôle mais aussi intelligente. Et qui sous couvert de rigolade aborde des sujets intéressants.

Pour en revenir à l’histoire, Jim est effectivement un jeune homme maniaque et peu sociable, qui, dans un élan de courage boosté par sa psy, a accepté de recevoir chez lui une étudiante étrangère d’un très exotique pays (à savoir la Suisse), lorsque débarque son meilleur ami Jules qui lui, vient de se faire virer de sa coloc pour excès de désordre et de mots prononcés trop fort. Cette arrivée fait monter son stress d’un coup au point qu’il cherche à tout annuler. Mais Jules réussit à le persuader de tenter l’aventure temporaire de la vie à trois, et Olga fait donc son apparition, venant certes de Suisse mais parlant avec un accent russe à couper à la roulette du même nom. De nouveau pris de panique, Jim convaincra son ami d’échanger leurs rôles… pour tromper la jeune femme qui pourrait bien elle aussi jouer un double jeu.

Au milieu de ces presque pieux mensonges, les quiproquos vont naturellement émerger, des liens vont se tisser, et des amitiés seront éprouvées. Sans trop en dévoiler, le texte, écrit par Morgan Laquerre qui est également l’interprète de Jim, est empli de finesse, tout comme le jeu du jeune homme, volontairement très maniéré et pouvant suggérer l’homosexualité au départ, et qui petit à petit va se révéler tout en nuances. Son ami, complice et également metteur en scène Alan Aubert-Carlin – alias Jules – a su mettre en valeur les personnages et camper un colocataire certes railleur et envahissant mais sachant aussi témoigner de son amitié. Quant à Nathalie Couturier / Olga, elle s’en donne à cœur joie à jouer les slaves faussement innocentes. Ces trois jeunes talents savent autant faire rire qu’émouvoir et c’est un bonheur que de les suivre dans leurs pérégrinations de jeunes adultes qui se construisent, les uns grâce aux autres et réciproquement.

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