N’attendons pas que les bombes frappent pour construire la paix

14 Déc

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A plusieurs reprises déjà, j’ai parlé ici de ma colère ou de ma tristesse face aux conflits internationaux, lesquels vont hélas en se multipliant. La triste actualité du jour à Alep a réactivé cette tristesse et cette colère. Mais je ne suis pas géopoliticienne ni experte de quoi que ce soit et je me garderais donc de tenter de m’engager dans une analyse de cette affreuse situation.

Il me semble juste que le fait de voir s’égrener de jour en jour des informations sur toutes ces guerres et tous ces conflits allant crescendo dans l’horreur est une occasion de réfléchir, en constatant souvent à regret mais avec réalisme notre impuissance à agir sur ces foyers de violence et d’horreurs et à prendre conscience de notre puissance d’action dans nos gestes et nos paroles au quotidien.

Parce que oui, ces conflits nous dépassent, et sont initiés par des personnes ayant plus ou moins légitimement acquis un pouvoir que nous n’avons pas et que nous ne sommes pour la plupart pas destinés à avoir un jour. Pour aussi difficile que ce soit à accepter, l’histoire est semée de ces histoires terrifiantes de tribus / de sociétés / de peuples / de groupes qui se combattent. Et il est peu probable que cela s’arrête d’un coup, d’autant que les armes sont de plus en plus perfectionnés tant dans leur précision que dans le niveau des dégâts qu’elles peuvent occasionner.

Et pourtant, nous pouvons tous, à notre petit niveau, œuvrer pour que la paix soit une solution privilégiée par nous-mêmes et par ceux qui nous entourent. Et tenter de faire réfléchir au gain de la quête de joie partagée et à sa supériorité sur le gain obtenu de la quête de puissance. Certains estimeront que mon propos est candide. Et peut-être l’est-il. Peut-être me trompe-je lourdement en ayant la conviction que nous pouvons tous construire un bout d’une société de la joie (non, je ne compte pas fonder de secte demain, et je n’ai pas non plus consommé autre chose que du chocolat). Malgré cela, je pense sincèrement que le choix de semer des petites graines de paix est possible. Et que peut-être – je dis bien peut-être – que ces petites graines assemblées permettront de faire germer assez de « nourriture » pour dissuader une tribu / une société / un peuple / un groupe d’aller annexer le champ voisin.

Certes, semer ces petites graines est exigeant, parce qu’il est facile de souligner les fautes ou les manquements ou les défauts des autres. Ou de ne pas les aimer pour diverses raisons qui peuvent être parfaitement légitimes. Ou d’en faire des boucs émissaires faciles pour détourner l’attention de ses potentiels détracteurs sur soi. Et qu’il y a un caractère souvent plaisant sur le moment lorsque l’on attaque autrui. Un sentiment de le dominer, d’être meilleur, parfois même de rétablir une sorte de justice en s’en prenant à ces victimes ou à ces ennemis désignés. Ou un souhait de vengeance déclenché – là aussi parfois légitimement – par une attaque subie.

Mais l’on peut aussi décider de laisser ces raisons bonnes et moins bonnes de prouver sa supériorité par la force ou par des paroles blessantes. Et tenter, avec nos propres limites, de modérer nos actes, de réfléchir avant de répliquer, de ne pas alimenter les discours négatifs envers d’autres personnes ou d’autres choix de vie, de laisser une place pour des voix (ou des voies) opposées… En posant volontairement ces actes, pas à pas, avec des réussites et des échecs, avec des rechute d’agressivité ou de médisance, nous sommes tous capables de vivre une vie plus pacifiée et contagieuse par la joie qu’elle apporte. Il est plus facile de le dire que de le faire, c’est évident. Et pourtant, il y a une telle fierté à réussir à semer un peu de cette paix, et par la même occasion à se sentir serein et avec une vie emplie d’harmonie, que la conquête d’une autre victoire paraît vaine.

Je pourrais bien sûr disserter plus longuement, mais il est temps que j’aille profiter de la paix et de la sérénité que m’offrent gentiment ma couette et mon matelas sans jamais faillir dans leur accueil.

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