Pourquoi les filles en font toujours des tonnes quand elles dansent ?

19 Déc

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Le genre du seul en scène est un art difficile, tant pour les auteurs que pour les comédiens. Parce que le texte doit être percutant, ni trop long ni pas assez, sans temps morts, avec une intrigue qui se tienne et capte l’attention du public tout en réussissant à l’emmener là où il ne s’y attend pas. Et que le comédien (ou la comédienne selon les cas) ne dispose d’aucun appui pour lui permettre de conserver son énergie de la première minute au dénouement.

Parvenir à tout cela, c’est le défi qu’Adeline Messiaen s’est lancée en écrivant et en mettant en scène cette pièce répondant au nom en apparence totalement capillo-tracté de «pourquoi les filles en font toujours des tonnes quand elles dansent ? » qui a le mérite d’attirer l’attention (tout comme les dites filles lorsqu’elles dansent). L’on y fait la connaissance d’Hugo, qui est amoureux de Dana depuis 5 ans et s’apprête à l’accompagner dans un tour du monde. Seulement, lors de la fête précédant le départ qui doit avoir lieu 2 jours plus tard, il boit trop, part aux urgences, et se retrouve seul et sans nouvelles de sa belle. De même que quand il revient chez lui.

Durant tout le spectacle, on assiste donc au chemin intérieur d’Hugo, à la jalousie et au comportement de plus en plus irascible dont il fait preuve à mesure que les heures de silence s’égrènent. Et l’on ne peut qu’admirer l’intensité des émotions qu’apporte Emmanuel Plessis sur le plateau, de même que sa conviction et son engagement dans ce rôle riche en nuances, qui pose des questions à la fois atemporelles et très ancrées dans le quotidien des trentenaires d’aujourd’hui sur le couple, les doutes, la maîtrise de soi, et les relations en général.

C’est un plaisir de se laisser ballotter dans les interrogations et les crises de tristesse et de colère très réalistes de ce jeune homme tentant de rester rationnel. Et surtout d’arriver à un dénouement qui demande à être approfondi mais qui a le mérite d’être inattendu. Après les quelques dates de cette fin d’automne, ce joli duo doit poursuivre son aventure en 2017. Surveillez bien l’agenda théâtral…

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