Quelques réflexions sur l’amour

22 Jan
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Crédits : photo-libre.fr

J’ai longuement hésité avant d’écrire ce billet sur l’amour (amoureux, précisions tout de suite le sujet). Parce que je ne connais de l’amour que ce que j’ai pu en ressentir et parce que ce que je ressens n’est pas forcément dicible. Par besoin évident de pudeur évidemment, mais aussi parce que les mots, si bien choisis soient-ils – et je ne prétends pas savoir bien les choisir – ne sauront jamais retranscrire avec exactitude toute la beauté et la complexité de ce que l’on peut vivre dans une relation à un autre à la fois si étranger et si proche.

Vous noterez à la lecture de ce premier paragraphe que mes réflexions initiales commencent par plein de parce que, et par aucun pourquoi ou comment. Il me semble que c’est là que figure le mystère de l’amour que l’on peut porter à un autre que l’on a choisi. Dans ce pourquoi auquel on n’aura jamais entièrement la réponse. Auquel on peut répondre tous ces parce que qui émergeaient dans mes premières phrases : parce que j’étais disponible pour cette rencontre, parce que l’autre est captivant / beau / qu’il a ce petit quelque chose de pétillant, parce que – même si ce n’est pas glorieux – j’étais seul(e), parce que nous avons des points communs, parce que nos projets de vie se rejoignent… Autant d’explications qui contiennent toutes une part de vérité sans qu’aucune ne soit complète.

A mon sens, et je n’engage que moi en disant cela, l’amour que l’on construit avec cet autre part d’une aspiration commune des deux protagonistes à aimer un autre que soi et à recevoir de cet autre ce même amour que l’on essaie, maladroitement parfois, avec sincérité toujours, de lui prodiguer. Et il se construit avec cet autre précis car l’on reconnaît – ou l’on croit reconnaître – en lui et en soi (et parfois on se trompe sur soi ou sur lui) un terrain propice à l’édification de sa « maison-amour ». Une sorte – et l’image n’est pas poétique – de combinaison parfaite entre la terre, les briques et le ciment.

Au cours d’une vie, il peut arriver que l’on se trompe, en choisissant par mégarde de bâtir sa maison en zone sismique ou inondable, ou en sélectionnant des briques friables. Et puis, il arrive aussi que l’on ait une juste intuition, et que l’on réussisse à édifier une belle et confortable bâtisse. Avec ses défauts qui créent aussi de l’attachement : un éclat dans le mur, une frise peinte légèrement penchée, ou autres menus détails qui sont attendrissants. Et puis avec son usure progressive qui peut nuire à cet attachement. Malgré la beauté encore évidente et éclatante de son petit palais.

Et c’est là que j’en viens au comment. Le comment est – toujours à mon sens totalement subjectif – l’essence de la beauté de l’amour. Comment faire en sorte que cet autre vers lequel je me suis élancé un jour et qui a eu ce même élan vers moi soit tous les jours celui que je re-choisis ? J’ai le regret de vous annoncer qu’il n’existe aucune recette miracle pour vivre cette joie de la « maison-amour » aussi longtemps que la vie le permet. Et que c’est en ce sens qu’en introduction, je disais que l’amour est indicible. Simplement, lorsqu’on le vit, avec tout de soi, la beauté de ce que l’on vit avec l’autre rend le comment tellement nécessaire que l’on trouve les ressources pour trouver ces moyens. Les moyens de se réjouir des sourires de l’autre, d’être à l’écoute de ses doutes, d’être là quand les évènements le rendent triste ou en colère, et surtout, surtout, de s’émerveiller de la présence à ses côtés d’un être unique qui nous permet d’être deux à donner le meilleur de soi-même. Ce que l’on gagne dans l’amour avec l’autre – même les jours « sans » et il y en a ne nous le cachons pas – vaut tous les « efforts » du comment et alimente en continue la liste des « parce que » positifs.

L’amour, quoi qu’en dise le proverbe, ce n’est pas un saut dans le vide mais un saut dans l’entièreté.

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