Folle Amanda

25 Jan

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TF1 a décidé en ce mois de janvier de ressusciter le célèbre programme « Au Théâtre Ce Soir », que l’on ne présente pas au plus de 40 ans, et qui paraîtra sans doute ringard aux moins de 30 ans, mais qui a permis 20 ans durant, de 1966 à 1986, aux téléspectateurs de toute la France de découvrir 2 à 4 pièces par an, avec souvent des acteurs assez incroyables, la plus souvent citée lorsque l’on parle du programme étant été Jacqueline Maillan. Mais de nombreux autres y ont fait leurs armes, parmi lesquels on peut citer Micheline Dax, Jean Poiret, Suzy Delair, Robert Lamoureux, et j’en passe (ou plutôt je vous fais grâce d’une longue et laborieuse liste plus étoffée que celle des discours de remerciements aux Césars)). Pour cette séance inaugurale, le choix s’est porté sur Folle Amanda, une pièce écrite par messieurs Barillet et Grédy et portée à la scène initialement en 1974 (tout cela ne nous rajeunit pas, ou plutôt ne vous rajeunit pas car en tant que jeune de moins de 40 ans, je n’existais pas encore).

Dans cette pièce qui a donc logiquement pour cadre les années 70 (je parle bien de 1970), Amanda, de son vrai prénom Josette, est une ancienne vedette de music-hall, qui, aimant profiter des plaisirs de la vie dès qu’elle a de l’argent sur son compte, vit des fins de mois difficiles, l’amenant progressivement à se séparer de quelques biens de valeurs pour satisfaire son appétit de vie. La chance de remonter sur scène va se présenter pour elle grâce au dévouement de son parolier-compositeur, comptant parmi la cour de ses quelques admirateurs. Mais d’autres prétendants et un ancien amant vont également alimenter le tourbillon de sa vie mouvementée.

Dans ce joyeux désordre toujours festif, Michèle Bernier tire son épingle du jeu, portant le spectacle avec une énergie et un charisme remarquables près de deux heures durant. Elle est appuyée par un casting très réussi, à l’exception d’Arielle Dombasle, la seule qui ait l’air complètement perdue et incapable de se mouvoir avec naturel. Bonne nouvelle pour ceux qui iront applaudir toute la troupe au mois de mars, cette dernière sera remplacée par la très énergique et talentueuse Sophie Mounicot. Autre changement pour cette « reprise », Pierre Cassignard, très convaincant en agent d’artistes-pianiste-compositeur, laissera sa place à François Loriquet (dont je ne peux hélas rien dire, n’ayant jamais eu l’honneur de le voir sur scène). Patrick Braoudé et Roland Marchisio concerveront eux leurs rôles d’apprentis séducteurs victorieux chacun à sa façon, Morgane Cabot celui de la jeune naïve attendrissante, Philippe Lelièvre celui de l’antiquaire homo légèrement caricatural et Djibril Pavadé continuera en bon voisin à veiller sur la loufoque cantatrice.

Cette comédie de boulevard n’est pas d’une originalité aussi folle que la sympathique Amanda mais constitue, malgré quelques moments qui mériteraient d’être un peu plus rythmés, un agréable divertissement, dans un décor magnifique, et avec encore une fois une prestation vraiment brillante de l’héroïne. Et une bonne raison d’aller au théâtre ce soir (enfin pour les soirs d’après le 18 mars).

Plus d’infos :

Folle Amanda, du 18 mars au 7 mai 2017, du mardi au samedi à 21h, le samedi et le dimanche à 16h

Théâtre Antoine, 14 Boulevard de Strasbourg, 75010 Paris

http://www.theatre-antoine.com/folle-amanda

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