Dormez je le veux

26 Jan

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Rien de tel qu’un petit théâtre du dimanche soir pour bien terminer le week-end et échapper aux pensées sombres, ou même aux pensées tout court, sur la reprise du lundi matin. Surtout lorsqu’il s’agit d’une comédie de Feydeau, déjà un peu loufoque à l’origine eu égard à son auteur, rendue complètement déjantée par une troupe de joyeux drilles tout aussi soucieux (parce que oui, être un trublion est une affaire sérieuse) de s’amuser eux-mêmes que de distraire le public.

Dormez je le veux, c’est donc l’histoire d’un domestique rusée et paresseux qui a appris à hypnotiser son maître névrosé et pas très malin, afin de lui faire accomplir ses tâches quotidiennes à sa place. Tout se complique cependant quand débarquent la sœur du maître des lieux, puis sa future fiancée « fifille à pôpô » accompagnée dudit papa et de leur domestique, qui va lui aussi tenter maladroitement de prendre le pouvoir sur ses employeurs et réussir plus aisément à séduire la pas si psychorigide sœur (si vous êtes perdus dans les intrigues, c’est un peu normal mais en réalité c’est moins compliqué que je ne l’écris).

Et pour rajouter à la fois au joyeux désordre ambiant et à l’originalité, la troupe Saynète et sans bavures a décidé de rajouter des chansons de Brel, Diane Dufresne, Ray Ventura et bien d’autres. Un pari audacieux qui peut surprendre, mais un pari réussi puisque ce mélange de comédie et de musique permet à cette adaptation de toucher tour à tour à l’absurde et au burlesque, le tout pour le plus grand plaisir d’un public charmé par cette douce folie, que l’on sent toutefois très travaillée, Feydeau oblige. On se laisse porter avec un sourire constant aux lèvres par cette sympathique comédie rythmée et mordante. Et surtout, surtout l’important, c’est que contrairement à ce que le titre peut suggérer, l’on n’a pas envie de dormir un instant, pas même d’émettre un petit bâillement.

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