Cinq de cœur dans « le concert sans retour »

23 Fév

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Il est toujours à la fois assez excitant et un peu angoissant de retourner voir un groupe que l’on a déjà pu admirer dans un spectacle inédit. Excitant parce que précisément, on a aimé son univers. Angoissant, parce qu’on a cette petite peur que ce soit « trop pareil » ou que ce soit « moins bien », alors que l’on souhaite naturellement ressentir la même surprise et le même émerveillement que la première fois.

C’est donc avec cet état d’esprit que je me suis rendue au théâtre des Bouffes parisiens pour découvrir ce « Concert sans retour » des Cinq de Cœur, après avoir découvert il y a déjà quelques années leur spectacle déjanté dans les couloirs souterrains du métro dans « Métronome ». Notez que j’aurais pu voir encore bien d’autres de leurs création puisque le groupe existe depuis 1991 (avec quelques changements dans les chanteurs mais pas tant que ça). Remarque préliminaire que je me permets rarement parce que même si cela peut parfois faire du bien, je n’aime pas dire du mal, l’accueil de la salle à l’entrée se rapproche plus de l’écueil de la salle (cette remarque ne s’appliquant pas à la placeuse qui elle s’est montrée fort aimable). Après ce petit trait critique, je reviens donc à des dispositions plus favorables pour parler des artistes eux-mêmes.

Lever de rideau donc sur cinq chanteurs tout de noir vêtus qui nous annoncent avec un air d’interprètes de requiem en phase terminale un récital de Lieder allemands. Et qui démarrent en effet un air germanique tout aussi beau que solennel. Loin en tout cas de leur réputation de comiques facétieux. Laquelle n’est pourtant pas usurpée, puisqu’au bout d’à peine une minute, leur air discipliné s’envole pour laisser place à une fausse dispute entre deux d’entre eux, laquelle dégénèrera naturellement pour notre plus grand bonheur. Retour très provisoire au sérieux des Lieder avant une série d’interruptions toutes extrêmement créatives, nous permettant de découvrir des réinterprétations de chansons tout aussi diverses que celle de « la boum », « let’s all chant » ou « mexico ».

Malheureusement pour les curieux, les séquences s’enchaînent à un tel rythme et avec tant de fluidité que je ne saurais vraiment en restituer le contenu, m’étant contentée de savourer l’instant présent sans chercher à mémoriser. Cela étant, ma mémoire de poisson rouge a au moins pour avantage de m’éviter de dévoiler trop d’informations pour les quelques chanceux qui se déplaceront effectivement aux Bouffes Parisiens. Toujours est-il que je me souviens avoir ri beaucoup, admiré les incroyables performances vocales de ces cinq artistes touche-à-tout et surtout à une large tessiture, et incroyablement regretté leur talent en prenant le métro du retour et en retrouvant un traditionnel mauvais joueur d’accordéon parisien avec son épouvantable interprétation des amants de Saint-Jean. Et que je suis d’ores et déjà prête à retourner les écouter en concert, en dépit du titre de leur spectacle.

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