Archive | mars, 2017

Quelque chose

24 Mar

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Il est des sujets dont il est difficile de parler, et précisément pour cette raison, il est nécessaire de parler de ces sujets.Il en va ainsi de l’inceste et de ses répercussions sur ceux et (ici) celles qui le subissent. C’est le défi que s’est lancé Capucine Maillard avec sa pièce « quelque chose », où 4 femmes d’âges différents se rencontrent dans un groupe de paroles pour « survivantes », des années après avoir subi l’inimaginable.

Rapidement lassées des règles trop strictes imposées par l’animateur, l’une d’elles propose une rencontre conviviale et hors cadre à l’occasion de la fête de la musique. C’est là que, la nuit s’écoulant, leur amitié va se créer, teintée de rires, de confrontations, et amenant surtout chacune d’elles à se révéler progressivement, et à parler des traces que ce « quelque chose » a laissé dans leur vie. Lire la suite

Quelques réflexions sur nos choix en tant qu’électeurs

20 Mar

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Comme la plupart de mes chers compatriotes en ce moment, je contemple avec un mélange d’amusement, de tristesse, de colère et de résignation la campagne électorale actuelle, et son lot de scandales et de petits commentaires mesquins adressés l’un à l’autre par les candidats. Et à défaut de me sentir portée par l’un ou l’autre des projets proposés, je m’adonne avec délectation au seul plaisir que me laisse toute cette médiocrité, à savoir me prendre pour une politologue de café du commerce (on a les petites satisfactions que l’on peut face à l’adversité).

Je vous ferai grâce de tous les développements plus ou moins pertinents que j’ai pu formuler et de toutes les conclusions plus ou moins douteuses auxquelles je suis arrivée. Je vous épargnerai aussi un florilège de toutes les réactions ulcérées ou militantes, ou les deux s’appuyant sur des arguments discutables de mes comparses politologues improvisées. Mais au milieu de tout ça, une question importante m’est venue, qui est celle de notre propre positionnement en tant qu’électeurs. Au-delà de la considération de notre « sensibilité » de gauche ou de droite ou du centre, lorsque nous « choisissons » un programme ou un candidat, nous exerçons ou non notre sens des responsabilités. J’entends par là que nous exprimons une préférence pour des mesures privilégiant nos intérêts catégoriels ou pour des mesures susceptibles d’apporter une avancée collective. L’un étant malheureusement souvent en contradiction avec l’autre.

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Réversible – les 7 doigts de la main

14 Mar

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Les 7 doigts de la main, c’est un peu ma madeleine de proust circassienne. Après les avoir admirés en 2014 dans Séquence 8 et avoir découvert avec eux le cirque contemporain, j’étais déjà conquise. Du coup j’ai remis ça  en 2015 avec Cuisine & confessions puis en 2016 avec Traces. Entre temps, j’ai découvert d’autres troupes qui m’ont fait vibrer, comme Flip Fabrique, ou le cirque Eloize que je n’ai hélas pu voir qu’en vidéo ou la compagnie Finzi Pasca (tous étant plus ou moins passés à un moment de leur vie par les 7 doigts de la main d’ailleurs). Mais je suis toujours aussi contente de découvrir les 7 doigts de la main, qui nous gratifie, nous Parisiens, d’un nouveau spectacle par an, chaque fois donc avec une petite troupe de 6 à 8 personnes différente, les spectacles vivant donc chacun leur vie en tournée à l’image du cirque du soleil (mais en plus familial et convivial il faut bien le dire). Lire la suite

La folle histoire du petit chaperon rouge

13 Mar

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Se rendre à un spectacle conçu pour les enfants lorsque l’on n’a pas d’enfant ou de neveu / nièce sous la main n’est pas intuitif, il faut bien le reconnaître. Et pourtant, en voyant le teaser vidéo, j’ai tout de suite eu envie d’aller admirer ce spectacle musical sur le petit chaperon rouge, qui me paraissait – à juste titre – à la fois joyeux et totalement déjanté. Un fâcheux contretemps à base d’infection virale m’a empêchée d’honorer ma réservation faite durant les vacances de Noël mais j’ai heureusement pu  bénéficier d’une séance de rattrapage en février, au cours de laquelle j’ai pu constater que j’étais la seule adulte non accompagnée. Avant de me rassurer très fortement en constatant que les parents présents avaient l’air de s’amuser beaucoup plus encore que leur progéniture, et de me dire que finalement nous sommes tous des grands enfants et que j’étais la seule à l’assumer ouvertement sans alibi (la prochaine fois, je songerai tout de même à emprunter le petiot d’une amie histoire de me donner une contenance).

Si vous vous attendez à un récit formel du célèbre conte, avec un loup atrocement méchant et une grand-mère benête qui se laisse croquer par l’animal, passez votre chemin. La folle histoire du petit chaperon rouge est plutôt un prétexte pour faire vivre toute une galerie de personnages bucoliques et distiller des petites morales aux petits et des messages d’encouragement aux parents qui font de leur mieux avec leurs enfants mais comme tous les autres parents ont parfois l’impression d’être dépassés ou pas à la hauteur. Le tout dans une ambiance festive émaillée de chansons qui donnent vraiment la pêche. Lire la suite

Les fantômes de la rue Papillon

10 Mar

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En ces temps non pacifiés où les insultes communautaristes fusent et où les relations entre les forces de l’ordre et la population sont, sinon ambivalentes au moins complexes, écrire une pièce traitant du racisme et mettant indirectement en scène la police était un pari risqué. Parce qu’il est tout aussi facile d’attiser les tensions existantes que de tomber dans la caricature lorsque l’on touche à ces sujets, sur lesquels l’actualité récente montre qu’il est difficile de réagir sans affect d’une part, et de parvenir à un jugement un tant soit peu objectif d’autre part.

Dominique Coubes a réussi, en écrivant (et en mettant en scène) « les fantômes de la rue Papillon » à éviter ces deux écueils et à livrer une pièce qui amène à réfléchir sans mettre d’huile sur le feu. L’auteur a en effet choisi le parti d’une certaine tendresse et de beaucoup de poésie pour cette histoire qui est avant tout celle de la rencontre entre deux cultures et deux générations. L’histoire, c’est celle d’Haïssa, un jeune Maghrébin, qui se fait abattre par « erreur » par la police lors d’un contrôle d’identité où son mobile est confondu avec une arme (la scène introductive est matérialisée par des voix off) et devient un fantôme. A l’endroit même, où, en 1942, monsieur Joseph, luthier juif qui devait, sous le contrôle de la police, monter dans le bus avec sa famille (sans connaître la destination du voyage), tente d’aller récupérer son stradivarius en espérant qu’il leur permettra le cas échéant de s’assurer financièrement des jours décents, s’était fait abattre, devenant également un fantôme. Lire la suite

Yannick Bourdelle est Robert Lamoureux

8 Mar

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Malgré ma curiosité et mon goût pour les comiques désuets de l’époque de Bourvil et Fernand Raynaud, il me faut confesser ici, et je laisse les plus de 40 ans me juger (voire plutôt les plus de 50 ou 60 ans, sauf le respect dû à l’âge), que je ne connaissais pas Robert Lamoureux. Et, comble de l’ignorance et du non patriotisme cinématographique, je n’ai pas vu la 7ème compagnie dont le monsieur est auteur et réalisateur.

Tout cela n’a heureusement plus de réelle importance puisque, grâce à Yannick Bourdelle, certainement l’un de ses plus illustres fans, je suis à la fois parfaitement documentée sur la vie de ce très talentueux auteur-acteur-chanteur-réalisateur et conquise par l’humour tendre et délicieusement suranné de certains de ses sketchs et chansons, avec un coup de cœur particulier pour la plupart du temps et de quoi donc tu causes. Lire la suite

Grandir en restant à la même taille

5 Mar

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Source : leblogdeco.fr

En propos liminaire, il me faut dire que ce billet est le 500ème posté sur ce blog. Nombre à la fois impressionnant et symbolique qui m’a donné l’envie de sortir des sentiers battus, de tenter d’écrire LE récit ou LA réflexion ou LA divagation humoristique ou LE poème génial qui réjouirait votre cœur de lecteur ou de lectrice. Et puis malgré plusieurs jours de réflexion, aucune inspiration hors du commun ne m’est venue. J’en ai conclu que finalement, il n’y avait rien de tel que de rester soi. Et que le sujet que j’avais envie d’aborder, pour cette occasion, c’était peut-être justement cela, l’art d’être soi tout en évoluant.

Nous avons tous fait ce constat entre 18 et 20 ans, parfois un peu plus tôt, parfois un peu plus tard, que notre corps avait décidé de faire la grève et de cesser de se développer – en tout cas verticalement, le chocolat et le vin ayant tendance après 20 ans à provoquer un étrange phénomène de croissance horizontale mais là n’est pas le sujet. Cet arrêt a, il faut le concéder, le notable avantage de permettre d’investir dans des vêtements et des chaussures que nous ne sommes plus contraints à changer tous les six mois, ce qui, sauf pour les vrais accros du shopping disposant de surcroît d’un budget conséquent, est une excellente chose. Lire la suite

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