Grandir en restant à la même taille

5 Mar

leblogdeco-fr

Source : leblogdeco.fr

En propos liminaire, il me faut dire que ce billet est le 500ème posté sur ce blog. Nombre à la fois impressionnant et symbolique qui m’a donné l’envie de sortir des sentiers battus, de tenter d’écrire LE récit ou LA réflexion ou LA divagation humoristique ou LE poème génial qui réjouirait votre cœur de lecteur ou de lectrice. Et puis malgré plusieurs jours de réflexion, aucune inspiration hors du commun ne m’est venue. J’en ai conclu que finalement, il n’y avait rien de tel que de rester soi. Et que le sujet que j’avais envie d’aborder, pour cette occasion, c’était peut-être justement cela, l’art d’être soi tout en évoluant.

Nous avons tous fait ce constat entre 18 et 20 ans, parfois un peu plus tôt, parfois un peu plus tard, que notre corps avait décidé de faire la grève et de cesser de se développer – en tout cas verticalement, le chocolat et le vin ayant tendance après 20 ans à provoquer un étrange phénomène de croissance horizontale mais là n’est pas le sujet. Cet arrêt a, il faut le concéder, le notable avantage de permettre d’investir dans des vêtements et des chaussures que nous ne sommes plus contraints à changer tous les six mois, ce qui, sauf pour les vrais accros du shopping disposant de surcroît d’un budget conséquent, est une excellente chose.

La nature ayant horreur du vide, cette atteinte de notre « taille définitive » va souvent de pair avec le moment où nous commençons à grandi autrement. Où la découverte des responsabilités se substitue aux centimètres. Dans ce domaine comme dans celui de la taille physique, les inégalités sont légion et certaines personnes font preuve d’une remarquable habileté pour croître en humanité et en maturité tandis que d’autres semblent vouloir obstinément adopter un comportement insupportablement infantile, et que leur âge ne saurait aucunement excuser. La bonne nouvelle étant qu’en la matière, aucune prédisposition génétique n’empêche de progresser, la mauvaise étant que, faute de volonté, l’intelligence de soi et de l’autre peut ne pas atteindre la taille d’un moucheron.

La plupart du temps, fort heureusement, les quidams de plus de 20 ans ont en eux cette envie de développement qui leur donne – souvent à juste titre pour peu qu’ils soient dotés d’un soupçon de discernement – le sentiment d’évoluer positivement et de faire grandir leurs capacités. Et surtout, ce faisant, de se réaliser, et d’approcher d’un peu plus près ce bonheur dont il est si souvent question sans que l’on sache vraiment en définir les contours.

Vue de ma modeste hauteur (qui le reste même perchée sur des talons de 12 centimètres), la croissance intérieure, qui doit énormément à la richesse qu’apportent des personnes extérieures bien choisies, est l’une des plus belles aventures qui soit. Et elle a cet attrait particulier qu’elle peut se poursuivre jusqu’à l’âge du doyen de l’humanité et même au-delà si sa longévité est un jour dépassée. Et que plus l’on sent augmenter les battements de son cœur, sa disposition à la joie et son bien-être avec les autres, plus on a envie qu’ils grandissent encore, et produisent ce fameux effet multiplicateurs que d’aucuns évoquent pour des sujets beaucoup plus triviaux. Cette croissance n’est jamais linéaire, elle fonctionne par paliers et n’est pas exempte de petites chutes de niveaux quand certains événements nous amènent à nous durcir. Abandonner sa quête sur le long terme est toutefois à la fois dommageable et susceptible de créer un manque. Celui de la quête d’un pouvoir qui lui dure bien plus qu’un mandat, celui d’aimer profondément la vie dans toute la grandeur qu’elle peut revêtir.

Je vous souhaite à tous, avec une sincérité non candide, que votre existence chausse dès maintenant des talons compensés.

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