La folle histoire du petit chaperon rouge

13 Mar

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Se rendre à un spectacle conçu pour les enfants lorsque l’on n’a pas d’enfant ou de neveu / nièce sous la main n’est pas intuitif, il faut bien le reconnaître. Et pourtant, en voyant le teaser vidéo, j’ai tout de suite eu envie d’aller admirer ce spectacle musical sur le petit chaperon rouge, qui me paraissait – à juste titre – à la fois joyeux et totalement déjanté. Un fâcheux contretemps à base d’infection virale m’a empêchée d’honorer ma réservation faite durant les vacances de Noël mais j’ai heureusement pu  bénéficier d’une séance de rattrapage en février, au cours de laquelle j’ai pu constater que j’étais la seule adulte non accompagnée. Avant de me rassurer très fortement en constatant que les parents présents avaient l’air de s’amuser beaucoup plus encore que leur progéniture, et de me dire que finalement nous sommes tous des grands enfants et que j’étais la seule à l’assumer ouvertement sans alibi (la prochaine fois, je songerai tout de même à emprunter le petiot d’une amie histoire de me donner une contenance).

Si vous vous attendez à un récit formel du célèbre conte, avec un loup atrocement méchant et une grand-mère benête qui se laisse croquer par l’animal, passez votre chemin. La folle histoire du petit chaperon rouge est plutôt un prétexte pour faire vivre toute une galerie de personnages bucoliques et distiller des petites morales aux petits et des messages d’encouragement aux parents qui font de leur mieux avec leurs enfants mais comme tous les autres parents ont parfois l’impression d’être dépassés ou pas à la hauteur. Le tout dans une ambiance festive émaillée de chansons qui donnent vraiment la pêche.

Dans la folle histoire du petit chaperon rouge, Rouge est donc une pré-ado en costume cosplay qui danse avec plus de souplesse qu’un petit rat de l’opéra (ou presque), et que sa mère inquiète d’être sans nouvelles de sa propre mère envoie dans les bois (parce que bon, elle a beau être inquiète, elle n’a pas spécialement envie de retourner chez sa mère capable de la rendre chèvre en moins de 2, donc envoyer la petite-fille comme émissaire c’est bien pratique). Si vous avez réussi à suivre cette interminable phrase, je poursuis donc. Rouge se retrouve donc seule dans la forêt avec un panier de victuailles mais sans GPS et du coup se perd un peu, d’autant que l’intinéraire est compliqué et apparemment pas balisé. Elle va croiser dans ces bois étranges le loup qui étonnamment ne lui fait pas peur du tout, le bûcheron qui a peur de tout même de sa scie, des « rats-cailles », la sorcière et plusieurs autres créatures qui la guideront progressivement vers la cabane au fond du jardin (sors de ce clavier Francis Cabrel) de la forêt.

Toute l’équipe des 4 comédiens (Clémence Bouvier, Anjaya, Yohann Bertinetti et Nicolas Giraud) et des deux musiciens multi instrumentistes  (Jérôme Lifszyc et Yann Moczadlo) s’en donne à cœur joie dans cette comédie musicale surprenante où l’on trouve aussi bien des compositions originales que du maître Gims, faite de multiples clins d’œil à la vie familiale tout autant qu’à l’actualité. Du début à la fin, nous sommes ainsi entraînés par la vivacité, la générosité, et l’envie de s’amuser de ces six artistes qui évoluent dans les jolis et ingénieux décors de Sébastien barbot. Une jolie réussite qui ravira vraiment tout le monde de 3 à 123 ans.

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