Mon drame avec les téléphones mobiles

5 Juin

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Entre deux chroniques théâtrales, un essai de réflexion sur un sujet sérieux et les trop rares (à mon goût) micro-nouvelles que j’aime écrire ici, j’ai décidé de revenir aux bonnes vieilles bases du blogging, à savoir me regarder un peu le nombril (je vous épargnerai toutefois la photo). Et vous parler d’un problème de taille que je rencontre depuis désormais près de 18 ans, lorsque j’ai fait l’acquisition de mon premier téléphone mobile en 1999 (eh oui, j’ai soigneusement préparé le terrain m’ayant progressivement conduit à la nomophobie [j’encourage les non nomophobes et les nomphobes qui s’ignorent à ouvrir le larousse ou le petit robert ou à googler fissa pour découvrir le sens de ce mot s’ils ne le connaissent pas déjà] et dès le 20ème siècle).

A l’époque, le choix de l’appareil, qui ne servait pourtant encore qu’à téléphoner et parfois à envoyer des SMS, était déjà stratégique. Mais mes revenus se limitant alors à un peu d’argent de poche et aux quelques dizaines de francs que me rapportaient mes soirées de baby-sitting, j’avais rationnellement fait le choix du combiné le moins cher ou à peu près, d’autant que j’avais choisi de prendre un mobile sans forfait. J’étais pourtant très fière de mon acquisition faite grâce aux sous gagnés à changer des couches-culottes et nettoyer la purée de légumes étalée par de pas toujours si mignonnes têtes blondes sur mon T-shirt. Mais bien évidemment, le modèle en question n’a trouvé grâce aux yeux d’aucun de mes camarades, lesquels avaient adopté le must de l’époque, le Nokia 8210. Je vous épargne donc les quolibets sur le poids et le volume de mon appareil à antenne dévissable, et la détestation jamais démentie que j’ai dès loirs conçue envers Nokia.

Malgré une utilisation réduite du fait du prix des communications à cette époque et des soins vigilants apportés à mon premier mobile, sa batterie a fini par rendre l’âme. Et alors que le Sony Ericson t68i et le Nokia 3210 faisaient fureur, je n’ai fait l’acquisition que d’une pâle imitation, que je pensais raccord avec le style des modèles vedette. Mal m’en a pris puisqu’en ce domaine comme en bien d’autres, seule la marque à la mode a l’assentiment des gens branchés. Je ne me suis cette fois pas laissée atteindre par les remarques des snobinards hype et ai profité de mon acquisition. Joie hélas de courte durée puisque l’écran a subi un choc traumatique fatal au bout de moins de 6 mois.

Depuis lors, mes envies en matière de mobile n’ont cessé d’être à contre-courant de ce que la bien-pensance technologique semblait juger souhaitable. Ainsi, suite au décès précoce de mon écran, la superstition m’a poussée a privilégier plusieurs années durant les téléphones à clapet, de plus en plus petits, là où mes camarades optaient de nouveau pour des téléphones certes avec écrans couleur et lecteur MP3 intégré, mais beaucoup plus volumineux, mais sans que l’on puisse se permettre à leur sujet les quolibets dont mon appareil de 1999 s’était vu affubler.

J’ai tout de même fini, bien après tout le monde, par lâcher le prépayé pour un forfait illimité. J’ai aussi testé l’imitation du Blackberry 4 ans après tout le monde ou à peu près. Et un smartphone 3G 3 ans après tout le monde. Me sentant prise de nouveau d’une âme plus ou moins panurgienne, j’ai craqué pour un mobile 4G avec seulement 2 ans de retard sur le commun de mes congénères. Evidemment mon smartphone n’est pas fabriqué par une marque coréenne actuellement sous les feux de l’actualité pour des scandales de corruption ni par une marque avec une pomme sur son logo dont le succès ne se dément pas. Mais j’avais enfin fini par avoir un modèle qui ne faisait pas parler de lui et ne suscitait aucune moquerie.

Seulement, il s’avère que, comme mon modèle d’il y a 18 ans, sa batterie semble montrer des signes de faiblesses, m’obligeant de nouveau à me plonger dans les guides d’achat et les e-catalogues de smartphones à la mode. Pour découvrir que c’en est désormais fini du caractère compact de l’engin, puisque tous les modèles ou presque ont désormais un écran de 5 à 5,5 pouces. Et qui sont de ce fait trop large pour tenir dans mes (petites) mains sans inconfort. Là, j’ai donc envie de me rebeller de nouveau en criant « zut, flûte, crotte, chier » et en repensant à tout ce que l’on a pu dire sur mon tout premier mobile. Je ne serais d’ailleurs pas étonnée que l’antenne dévissable finisse par refaire son apparition. Bref, il m’apparaît désormais clairement que je serai toujours en décalage avec les goûts qu’il serait bon d’avoir. Et je me prends à rêver du jour qui ne viendra jamais où les constructeurs créeront un téléphone à clapet très fin avec un écran de 4 pouces qui tiendra dans la paume de ma main et ne déformera pas mes poches. En attendant, je me prépare à repasser pour une has been en optant pour un best-seller de 2 ou 3 ans d’âge… tout drame a toujours une solution, comme vous le voyez.

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