Grande école

8 Juil

DV

Comme souvent hélas, j’écris sur une pièce qui n’est plus à l’affiche, n’ayant pu y assister que lors de la dernière représentation. Grande école, c’est donc l’histoire de jeunes étudiants des années 1990, interprétée par des jeunes des années 2010 récemment sortis de leurs études théâtrales.

Trois étudiants ingénieurs habitent donc en colocation près de leur école. Paul est un rêveur rebelle qui est en train de remettre tout en question parce que ses études ne le passionnent pas (et que, disons-le, après avoir réussi son concours, il semble avoir attrapé un gros poil dans la main). Chouquet (le surnom du 2ème) est un élève appliqué la semaine et qui court les bals mondains le week-end en cherchant à séduire les demoiselles. Et Louis-Arnaud est un jeune homme brillant qui de ce fait séduit sans effort, tout en ayant une petite amie attitrée qui s’efforce de ne pas voir qu’elle est facilement remplaçable. Paul a lui aussi une petite amie étudiante à Normale Sup, dont les circonvolutions littéraires et le cynisme assumé irritent considérablement la copine de Louis-Arnaud.

Ces 5 personnages vont se croiser, échanger, se disputer, et surtout se séduire à coups de paris sur qui « aura » Louis-Arnaud, quitte à jouer des jeux dangereux. L’équilibre de toute cette bande « d’amis malgré eux » étant finalement très précaire va encore se fragiliser avec l’arrivée d’un sixième protagoniste qui va entraîner de nombreux bouleversements.

Cette pièce de Jean-Marie Besset est clairement très sombre, et en même temps bien conçue et portée avec beaucoup de talent par ces six jeunes comédiens de la compagnie Raymond Acquaviva (Louis Atlan, Nolwen Cosmao, Corentin Etienne, Hugo Lebreton, Quentin Morant, Sophie Richez). L’univers des étudiants issus « de bonnes familles » et le décor des années 1990 sont parfaitement recréés et permettent de créer l’ambiance propice à ces confrontations et à ces réflexions sur le système des grandes écoles. On se laisse entièrement prendre par le suspense créé par ces jeux de dupes nés de la fascination qu’exerce le fameux Louis-Arnaud sur tout son entourage.

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