Concert d’inauguration du 13ème Art

11 Oct

© Ricchard Melloul

   Crédits photo : Richard Melloul

 

A Paris, comme vous pouvez le constater sur les pages de ce blog ou ailleurs, le théâtre est d’un dynamisme impressionnant et les salles fourmillent, surtout les petites, ouvrant et fermant tour à tour, se rénovant, se transformant, changeant de propriétaire et/ou de directeur… mais la création d’une GRANDE salle de théâtre est un évènement rare. Et en cette rentrée 2017/2018, l’ouverture du 13ème Art, qui « remplace », pour ceux qui l’ont connu, l’ancien cinéma du centre commercial Italie 2, constitue, toutes proportions gardées, un petit évènement.

J’ai eu la chance de pouvoir découvrir ce lieu lors du concert d’inauguration qui a eu lieu le 29 septembre avec l’orchestre philharmonique de Prague. L’entrée dans cette immense salle d’environ 900 places, entièrement rénovée, a déjà de quoi impressionner. Et, point particulièrement positif des théâtres conçus au 21ème siècle, finis les poteaux certes très jolis mais tout aussi gênants et les places sans visibilité des salles historiques (la contrepartie étant bien sûr l’absence de dorures et de plafonds peints par Chagall ou André Masson, mais on ne peut pas tout avoir et à tout prendre, je préfère de loin voir ce qui se passe sur scène). Autre point très positif, les sièges ont une largeur confortable et il semble y avoir assez de place pour les jambes des personnes de plus d’1m70 (je ne suis absolument pas concernée mais malgré tout, je suis solidaire).

Après un discours à la fois concis et juste ce qu’il faut émouvant du directeur des lieux, l’Orchestre est entré en scène pour interpréter durant environ 50 minutes des airs de films connus, de Star Wars au Grand blond et sa chaussure noire en passant par Pirate des Caraïbes  et Forrest Gump, naturellement avec les images défilant derrière. Au-delà du plaisir d’écouter et de se laisser toucher par ces airs connus excellemment joués, cette première partie donnait vraiment envie de s’enfermer chez soi pendant tout le week-end pour (re)voir tous ces classiques du 7ème art (projet malheureusement non concrétisé par incapacité totale à rester enfermée tout un week-end mais ajouté à la to-do list du jour de ma retraite).

Après un très très court entracte d’environ 90 secondes, le temps que certains musiciens sortent et que les autres se replacent, est arrivé Gérard Depardieu, parrain de cette soirée d’ouverture, pour un dialogue voix-orchestre adapté du carnaval des animaux de Saint-Saëns. Là, je me dois de préciser que je n’ai absolument rien d’une fervente admiratrice de Gérard Depardieu et que je ne l’avais jamais vu sur scène. Mais j’ai été vraiment très impressionnée par cet acteur et la présence qu’il dégage. Et j’ai un peu mieux compris pourquoi, qu’on l’apprécie ou pas, cet homme a eu une carrière longue et sans ombre. Sa voix, son charisme, sa capacité aussi à faire vivre les facéties du royaume animal sur le texte de Francis Blanche adapté au livret musical forcent l’admiration. Et j’ai sans m’y attendre beaucoup apprécié cette belle leçon d’art scènique. De 13ème art scénique même, devrais-je dire. En attendant de revenir très vite profiter la très chouette programmation de ce lieu…

Plus d’infos :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

#EtaleTaCulture – La Culture Générale pour briller en société

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

%d blogueurs aiment cette page :