Cirkopolis

15 Oct

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J’ai découvert l’existence du cirque Eloize il y a déjà près de trois ans lorsque leur spectacle Cirkopolis y a été joué en tournée en France, et, une fois n’est pas coutume, j’ai été immensément jalouse de la province qui avait la chance de pouvoir admirer cette troupe québécoise (le Québec excellant toujours en matière de cirque contemporain) et surtout ce spectacle esthétiquement magnifique. J’ai cru pouvoir me rattraper un peu lorsqu’une autre création de la compagnie a été programmée à Paris fin 2015. Malheureusement, pour d’obscures raisons, ce spectacle a finalement été annulé. Entre temps, la télévision a eu l’excellente idée de diffuser la captation de Cirkopolis. Et j’ai eu un coup de foudre et éprouvé encore plus de jalousie à l’égard de tous ceux qui avaient eu la chance de voir ces artistes « en vrai ».

J’ai heureusement fini par oublier ma frustration – soyons honnêtes, en Ile-de-France nous ne sommes strictement jamais en manque de bons spectacles – jusqu’au moment où j’ai vu cet été des affiches dans le métro annonçant l’ouverture de la salle du 13ème art (déjà évoquée ici) ET la programmation de Cirkopolis. A cela s’ajoute l’immense privilège d’avoir été invitée par d’adorables attachés de presse (mais je n’aurais de toute façon manqué ce spectacle sous aucun prétexte). En arrivant, j’étais déjà immensément heureuse d’être là, en ayant rêvé de très longue date.

Et puis le rideau s’est ouvert, et mon bonheur s’est plus que confirmé. Dès l’entrée, ces danseurs-comédiens-acrobates donnent toute la mesure de leur talent, tout en évoluant devant un décor défilant sur grand écran librement inspiré de Métropolis et au milieu d’une pile de dossiers qui semble être vouée à ne jamais diminuer, le tout en costumes de bureau n’empêchant pas les contorsions et autres portés dans leurs fabuleuses danses acrobatiques.

Les séquences s’enchaînent ensuite d’une façon remarquable, du jonglage au trapèze, en passant entre autres par un exceptionnel numéro de diabolo à couper le souffle, par une performance plus qu’étonnante au mât chinois, par une chorégraphie entièrement à base de portés exécutés par une jeune et talentueuse contorsionniste qui réussit à ne pas toucher terre une seconde. Parmi les autres surprises, les numéros de cerceaux, féminin comme masculin, sont d’une qualité rare. Et puis, il y a aussi des moments d’humour, de poésie, de partage entre artistes ET avec le public. Les enchaînements sont extrêmement travaillés, la musique contribue à nous transporter, et le mouvement permanent de toute la troupe à travers la danse  fait que l’on ne sait parfois plus où regarder et que cela aussi participe à la magie de cette soirée.

En tant qu’amoureuse du cirque contemporain, j’avais rêvé très longtemps de cette soirée. Et je peux dire qu’elle a été plus belle encore que je l’avais imaginée. Je remercie donc mille fois tous ceux qui l’ont rendue possible, et en premier lieu bien sûr les artistes : Aaron Dewitt, Alexie Maheu, Antonin Wicky, Arata Urawa, Ashley Carr, Colin André-Herriaud, Frédéric Lemieux-Cormier, Jérémy Vitupier, Jonathan Julien, Pauline Baud-Guillard, Rosita Hendry et Selene Ballesteros-Minguer.

 

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