Le quai des brumes

29 Oct

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Après son adaptation d’Oncle Vania, la Compagnie Théâtrale Francophone récidive en s’attaquant à un classique d’un autre genre et d’une autre époque, le quai des brumes scénarisé par Jacques Prévert et mis en scène par Marcel Carné avec Jean Gabin et Michèle Morgan dans les rôles titres. Jean, soldat de l’armée coloniale, a déserté et trouvé un camion pour l’emmener au Havre, d’où il espère prendre un bateau pour fuir loin de la France. Le chauffeur, devinant plus ou moins sa condition, l’envoie chez Panama (Philippe Nicaud, également metteur en scène), patron d’un bar où l’on accueille le tout-venant sans poser de questions.   

Ce lieu où il venait simplement chercher le couvert et le gîte pour quelques heures va vite faire basculer sa vie et ses plans. Jean (Fabrice Merlo) y fait la connaissance de la très belle et sensible Nelly (Sara Viot). Apercevant son tuteur, le violent et inflexible Zabel (Idriss), elle lui demande de la cacher. Ces quelques heures passés ensemble les fait tomber irrémédiablement amoureux.

Leur désir de profiter des heures d’insouciance qui s’offrent à eux va néanmoins être contrarié à la fois par Zabel, qui cherche à chanter Jean pour le débarrasser de Maurice, ancien ami de Nelly, en le noyant, et par Lucien (Sylvestre Bourdeau), petit truand de quartier jaloux de Jean et cherchant également à s’en prendre pour affaires à Zabel. Malgré une nouvelle identité miraculeusement obtenue grâce au concours de Panama et la possibilité de prendre un nouveau départ par le prochain bateau, Jean va se laisser emporter par ses sentiments et foncer droit devant les ennuis en voulant profiter de chaque instant de bonheur avec celle qui lui a redonné goût à la vie.

La mise en scène ingénieuse réussit, grâce à quelques accessoires bien trouvés et à l’accompagnement de Pamphile Chambon et l’accordéon, à faire revivre l’ambiance des docks du Havre dans les années 1920 et à reconstruire rapidement les différents lieux où déambulent les personnages, du tracteur à l’appartement de Zabel en passant par le bar de Panama et le fameux quai des brumes lui-même. Sara Viot y campe une amoureuse pleine de sincérité, qui pourrait en effet faire chavirer n’importe quel homme, et qui se retrouve malgré elle au cœur des jalousies et des intrigues qui finiront hélas tragiquement. Les six interprètent nous offrent un spectacle à la fois sombre et intense qui donne envie de (re) découvrir le film original.

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