Olivier de Benoist 0/40 ans

20 Nov

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Olivier de Benoist est clairement un humoriste qui peut froisser de nombreuses oreilles par la misogynie assumée de son humour. Parce qu’il ne ménage ni les femmes en général, ni la sienne en particulier, et encore moins sa belle-mère. Son humour ne plaira donc sans doute pas à toutes et tous, et il ne faut clairement pas compter sur lui pour défendre l’écriture inclusive. Et pourtant, même s’il y a de quoi s’insurger lorsque l’on y regarde de près, invariablement je retourne le voir. Pour ce nouveau spectacle « 0-40 ans », j’ai donc confirmé l’adage selon lequel « jamais 2 sans 3 », et ri à cet humour honteusement irrévérencieux mais ô combien nécessaire. Tout en constatant que le force de ce désormais quadragénaire, c’est de pratiquer la même dérision à son égard qu’envers ses « cibles ».  L’occasion de rappeler aussi qu’il en va de l’humour comme de la presse, que l’on n’aime ou pas, la censure est à proscrire.

Petit aparté tout de même, si j’ai apprécié le spectacle, j’ai vécu plus d’une heure de grand n’importe quoi avant de pouvoir enfin faire travailler mes zygomatiques. D’abord parce qu’il y a visiblement eu un problème de gestion des entrées lors des 3 dates données à Paris avant que ce show ne parte en tournée. Donc à 20h, heure présumée du début de la représentation, pensant que de nombreuses places étaient libres, les spectateurs (dont je faisais partie) se sont avancés. A 20h10, plein de nouveaux spectateurs sont arrivés, ayant les places désormais occupées, donc créant des mouvements désordonnés dans tous les sens. Finalement, à 20h20, après moult déplacements complètement anarchiques qui ont d’ailleurs continué jusqu’à 20h30-35, nous découvrions qu’il y avait un artiste en première partie. Ledit artiste était aussi drôle qu’un ornithorynque sous perfusion (enfin malgré tout certaines personnes riaient, de quoi je n’en sais rien, peut-être avait-il de la salade coincée entre les dents, j’étais bien trop loin pour le voir), toujours est-il qu’il a fallu supporter 20 minutes d’élucubrations sans intérêt. Suite auxquelles on nous a annoncé 20 minutes de pub.

Donc si vous suivez bien, le spectacle ne commençait en fait qu’à 21h. Mais il fallait être présents à 20h. J’étais donc un tantinet agacée lorsque l’humoriste est apparu. Autant dire qu’il valait mieux pour lui et pour cet article qu’il soit à la hauteur. Et c’est précisément tout son talent : en l’espace de quelques minutes, avant même de passer à « sa vie de 0 à 40 ans », il avait réussi à désamorcer la bombe de mauvaise humeur qui s’était formée dans ma tête de femme (pour laquelle il aurait sûrement un  bon mot).

Pendant 1h15, il a ensuite offert au public un festival de trouvailles sur son adolescence à grands renforts de cassettes audio et de tang, sur ses jeunes années d’adulte et son unique plaidoirie en tant qu’avocat, et enfin sur son sujet favori, son mariage et sa belle-mère. Sans oublier de parler des immigrés moldaves, de sa vision de la vie en 2030 et des ressemblances entre les politiques et leurs présupposés animaux. Un show mené réellement tambour battant avec la causticité qui le caractérise et qui donne réellement envie de savoir ce qu’il dira dans 10 ans de sa vie de quadragénaire débauché.

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