37 ans

15 Jan

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37 ans, c’est l’histoire de la rencontre entre Nadège, une femme détenue depuis 37 ans qui doit sortir de prison trois semaines plus tard et un homme de 37 ans qu’elle a choisi pour l’interviewer, Clovis. Il est le premier étonné d’être présent dans cette cellule (la pièce se déroule en effet dans la cellule, pour des raisons de décor et de mise en scène plus que de vraisemblance), n’ayant plus exercé son métier depuis trois ans. Avant d’obtenir une explication plus ou moins convaincante de cette femme qui l’effraie autant qu’elle semble rapidement le fasciner : face aux nombreuses sollicitations médiatiques, elle a choisi sur la base d’un fichier de photographies une « tête qui l’inspire ».

Très vite cependant, les rôles vont s’inverser entre cet interviewer peu sûr de lui et cette interviewée qui vit plus ou moins seule depuis tant d’années. Pour mieux mettre en lumière que des deux personnages, le plus libre n’est pas forcément celui qu’on croit. Clovis se laisse en effet aller au défaitisme depuis que sa situation professionnelle a périclité, là où Nadège a trouvé une joie de vivre intérieure lui ayant certainement permis de faire face à sa longue incarcération.

Et face à cet homme obtus et bougon, elle va faire tout son possible pour l’amener à réfléchir sur la saveur et la beauté de la vie. Un discours qu’il va progressivement accepter d’entendre. Tout en ébranlant les convictions et l’optimisme qu’elle semble afficher et qui cachent, Clovis le sent à juste titre, des peurs naturelles pour une jeune femme n’ayant pas été livrée au monde et à ses dangers depuis les actes qu’elle a commis à tout juste 18 ans. Claudine Biet et Laurent Brochard sont tous les deux très touchants dans ce duo improbable où deux conceptions de l’existence se confrontent, avec chacune ses vérités et son lot de peurs et d’espoirs. Une jolie rencontre qui pose des questions intéressantes. Auxquelles ni le journaliste ni la pétillante Nadège ne répondront à la place du public…

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