Jack l’éventreur de Whitechapel

20 Jan

Jack

 

Lorsque l’on parle de comédies musicales, on pense immédiatement à Londres ou à New York et à leurs productions extraordinaires. Et il est souvent difficile d’imaginer que l’on puisse transposer le concept chacun à son idée. C’est pourtant le défi que s’est lancée l’équipe de Musidrama avec cette production qui nous emmène justement à Londres, dans le modeste quartier de Whitechapel, où l’argent ne coule pas à flots et où les conflits sont fréquents mais où l’on se serre les coudes malgré tout. Notamment parmi les filles de joie qui monnaient leurs charmes pour 2 pennies qu’elles vont le plus souvent dépenser au bistrot de Bonnie.

L’équilibre de cette joyeuse bande est perturbé lorsque débarque Thomas, jeune peintre venu d’Amérique pour exercer son art, et qui s’éprend immédiatement de la belle et envoûtante Emma. Mais il l’est plus encore lorsque des assassinats horribles commencent à être perpétrés dans le quartier, prenant justement pour cible les prostituées et les mutilant après les avoir égorgées. Le commandant Abberline va ainsi débarquer dans ce quartier peu habitué à voir des représentants des forces de l’ordre (et de la couronne d’Angleterre), accompagné de son assistant Morty, jeune et emplie d’une trouille incontrôlable de s’aventurer hors des beaux quartiers. Angoisse qui est bien sûr accentuée par la vision du premier corps.

Plusieurs pistes sont envisagées par ce duo insolite sans qu’aucune ne s’avère probante puisqu’hélas les meurtres sanglants se multiplient, l’étau semblant progressivement se resserrer autour des survivantes. Tandis que l’on entend après chaque passage du mystérieux et cruel Jack la chanson des femmes décédées (avec un jeu de lumières particulièrement réussi pour figurer leurs blessures). Les soupçons se resserrent aussi autour de Thomas. Mais n’est-ce pas encore une fausse piste ?

Dans ce spectacle rythmé, chacun des comédiens chanteurs, accompagnés par des musiciens live, déploie tout son talent dans une mise en scène créative très réussie avec pourtant des moyens limités. Les costumes de Zoé Imbert inspirés des coupures de presse sur l’éventreur sont magnifiques et font revivre l’époque du célèbre criminel. On se laisse grâce à eux prendre à ce suspense et aux nombreux rebondissements qui n’aboutiront à la révélation de la vérité qu’au dernier instant. Une sympathique adaptation d’une histoire finalement pas si bien connue.

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