Vivre l’acceptation

2 Fév

meditation

La vie est faite, on le sait tous en théorie, de hauts et de bas. Enoncer cette lapalissade peut paraître candide. Et pourtant, malgré notre connaissance de cet adage, lorsque des évènements imprévus surviennent, il est rarement aussi évident qu’on le pensait, lorsque l’on ose se l’avouer, d’y faire face avec sérénité.

Y compris d’ailleurs lorsque ces surprises sont positives, malgré une intégration généralement plus facile. Parce que les cadeaux tombés du ciel peuvent nous obliger à des transformations parfois bien plus profondes que les mauvais coups que l’on avait plus ou moins anticipés. Ainsi, une opportunité professionnelle inespérée peut être assortie de la nécessité de quitter sa région ou son pays et le confort que l’on a pu y bâtir. De même, une(des) rencontre(s) positive peu(ven)t transformer – en bien – notre vision de nous-mêmes et de notre environnement. Et bien d’autres exemples pourraient être cités témoignant des chamboulements que peut provoquer un évènement exceptionnel.

Naturellement, se confronter à l’inopiné reste généralement plus complexe lorsque celui-ci prend une forme négative. En particulier lorsque l’on estime subir une injustice. Mais aussi lorsque l’on se retrouve dans un état de sidération ou proche de la sidération de par la brutalité et la vitesse de ce qui survient. Comme le dit – de façon très juste cette fois – la littérature sur le sujet, il faut du temps pour faire son deuil de ce qui était. Vouloir faire l’économie de cette période, si inconfortable soit-elle, c’est à terme risquer de grossir le problème que l’on a trop vite enfoui. Ou les questions qu’il fait résonner en nous.

Plusieurs fois, j’ai vécu moi-même ces périodes de doutes et d’interrogations. Et de façon accrue au cours du dernier trimestre. Avec un sentiment que trop de choses se bousculaient au même moment et une envie de fermer les écoutilles. Et pourtant, je savais même au plus fort de la tempête que celle-ci finit toujours par s’arrêter. Ne pas monter sur le bateau parce qu’il risquait de tanguer fort, c’était aussi se priver du moment où la mer redeviendra calme et où l’on pourra observer le coucher de soleil s’y reflétant ou piquer une tête au large pour observer les coraux et les poissons. Comme beaucoup, j’ai donc choisi le risque d’être ballottée. D’être tour à tour déçue, en colère, triste, impuissante, de me tenir très fort pour ne pas tomber. D’apercevoir des créatures quelques requins et pas mal de méduses, et de réaliser qu’ils participent aussi à l’équilibre du monde marin.

Et petit à petit, de comprendre que je ne pouvais pas changer ce qui est et dépend uniquement des autres. Qu’il fallait donc ACCEPTER ce qui ne me convient pas. Et pour autant m’en protéger en m’en éloignant. Malgré les tentations d’aller s’y refrotter comme on le ferait pour tester le piquant d’une rose ou d’un cactus. Etrangement, si le chemin est long et la descente parfois à pic, une fois que l’on a dit oui à ce qui a changé, la vie paraît réellement différente. A la fois plus calme et plus riche de possibles. Bien sûr, il y a toujours des vagues, et l’on n’est pas à l’abri d’une nouvelle grosse secousse. Mais l’on se sent mieux armé. Et la transformation venue de l’extérieur et tant crainte est désormais intérieure et appréciée. Et l’on se dit qu’au final, vivre cette voie d’acceptation, c’est surtout accepter la vie pour y tracer sa voie.

 

Une Réponse vers “Vivre l’acceptation”

  1. Cat Hauseux 7 février 2018 à 09:24 #

    Merci pour ces réflexions partagées Plumechocolat. Je traverse de même une période très agitée. Je sais déjà, effectivement, que la clé est l’acceptation de ce qui est, arrive et arrivera. Mais cela fait vraiment du bien de le lire à travers l’expérience partagée de quelqu’un d’autre. Belle journée à vous!

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