La flûte enchantée – Béjart Ballet Lausanne

10 Fév

bej

 

 

Ecouter la musique du célébrissime opéra-comique « die Zauberflöte » du non moins illustre Wolfgang Amedeus Mozart, est toujours, en adéquation avec son titre, un véritable enchantement. Voir l’histoire représentée sur scène également. La voir dansée par un corps de ballet prestigieux que le Béjart Ballet Lausanne est assurément une expérience à ne pas manquer lorsque l’on a la chance d’en avoir l’occasion.

L’ouverture se fait de façon surprenante sur un tableau très contemporain, où le narrateur (également excellent danseur) est étendu à terre, entouré par l’ensemble des membres de la compagnie, encore dans leurs « habits civils ». Après cette introduction aussi anachronique qu’intéressante, le sauvetage de Tamino des griffes du serpent par les suivantes de la reine de la nuit a lieu. C’est là qu’elles lui présentent le portrait de sa fille, la princesse Pamina, enlevée par Sarastro, dont il tombe immédiatement amoureux. Dès lors, il part la délivrer, accompagné de l’oiseleur et facétieux Papageno. Cette quête sera, comme les très nombreux connaisseurs le savent, semée d’embûches mais aussi d’un peu de fantastique.

Sur un très bel enregistrement audio, le corps de ballet suisse dévoile une mise en scène très colorée, avec de magnifiques costumes de couleurs vives, du rouge de Tamino au doré de Sarastro en passant par le violet de la reine de la nuit, le bleu ciel de Papageno et de sa belle, ou encore le jaune, l’orange et le rose des trois clowns qui donnent une jolie touche pastel tant a sens propre que par leur danse. Les chorégraphies sont rapides et parfaitement maîtrisées, avec de très belles performances de Monostatos (Michelangelo Chelucci) avec ses étonnantes extensions de jambes et de Pamina (Kathleen Thielhelm), aussi grâcieuse que souple dans les écarts et les portés. Et mon coup de cœur revient à Wictor Hugo Pedroso dans le rôle de Papgeno, qui cumule une souplesse et une rapidité d’exécution incroyables à la grâce de ses gestes et à un véritable talent comique d’acteur.

Au cours des 2h30 du ballet, on admire donc ces tableaux enchanteurs au son des nombreux airs très connus de la flûte enchantée et des quelques autres moins célèbres. Et l’on se laisse éblouir par la gaieté des numéros, par le sens de l’écoute des danseurs disposés à certains moments en double plateau (avec la scène et un plateau surélevé) et parfaitement coordonnés dans leurs gestes. Tout en replongeant dans les péripéties de Tamino et Papgeno pour conquérir les cœurs de leurs belles respectives, l’un avec rigueur et bravour, l’autre avec une attitude un tantinet pleutre mais une âme sincère. Avec naturellement la fin heureuse attendue, et ceci bien avant l’ère de Disney et d’Hollywood, mais avec autant de paillettes qu’au pays de l’oncle Sam.

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