Compartiment fumeuses

18 Fév

compartiment fumeuses

 

Compartiment fumeuses, c’est l’histoire de deux femmes que tout semble opposer, et qui se retrouvent l’une face à l’autre dans l’étroitesse d’une cellule de prison. Suzanne de Ploumenec est une jeune femme bretonne solide, fière d’être fille de chalutier, mais également voleuse multi-récidiviste et prompte à s’enflammer. Blandine de Neuville est une femme d’un certain âge, sophistiquée, aux allures bourgeoises et aux jambes frêles, parlant le français irréprochable qu’elle a toujours cherché à enseigner à ses élèves. Bien que n’ayant pas encore été jugée dans le procès pour le meurtre d’un homme dont on découvrira plus tard l’identité, elle partage faute de place son nouveau domicile avec cette « habituée des lieux » qui y fait des séjours réguliers depuis dix ans.

Ces deux étranges colocataires vont mystérieusement rapidement s’entendre et s’apprivoiser. Suzanne en partageant sa passion pour la fabrication d’objets en coquillages et en apprenant à sa voisine de chambre à « cantiner », profitant au passage des cigarettes et de la confiture achetés par cette femme ayant visiblement d’importantes ressources financières, Blandine en lui révélant sa fragilité et la douceur de la jeune bretonne.

Petit à petit, sous l’œil désapprobateur de la surveillante de leur cellule, prénommée elle aussi Suzanne, elles vont se rapprocher, cette amitié évoluant rapidement vers des sentiments plus profonds. Et l’on regarde d’un œil attentif et ému la complicité naître entre ces deux femmes, laquelle se transformera au fil des semaines en amour à la fois simple et profond. La complicité entre Sylvia Roux, qui porte littéralement la pièce avec une intensité remarquable des émotions qu’elle exprime, et Bérengère Dautun, est évidente et très touchante. Il est dommage que le rôle de surveillante interprété par Nathalie Mann soit aussi caricatural et à charge contre les personnes exerçant ce difficile métier, mais la comédienne l’incarne néanmoins avec conviction. Cela n’empêche pas d’apprécier ce beau moment à huis clos qui paradoxalement ouvre sur les souffrances et les rêves de ces détenues, qui ont pour beaucoup un caractère universel.

Plus d’infos :

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Étale Ta Culture !

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

%d blogueurs aiment cette page :