Good night

11 Mar

AFFICHE_GOOD_NIGHT_A2

 

Au début de cette nuit qui promet d’être longue, l’on découvre Léa, allongée en pleurs sur son lit où elle a posé une valise et des affaires masculines éparses qu’elle n’a visiblement pas la volonté d’y ranger. Léa vient en effet d’enterrer son mari Lionel, à 29 ans seulement. Et elle ne s’attend pas à ce qu’elle va vivre durant les heures à venir. Son visiteur non plus d’ailleurs.

En effet, alors que la jeune femme est en train de s’assoupir enfin, un jeune homme s’introduit par la fenêtre restée ouverte. Entendant du bruit, elle réagit promptement en saisissant un pistolet dans le tiroir de sa table de chevet et un menaçant celui qu’elle prend logiquement pour un cambrioleur, en train de fouiller dans des dossiers posés dans la chambre. Elle le force alors à s’attacher au lit avec des menottes qui étaient également dans le tiroir, ordre auquel le ton sans appel de Léa le dissuade de tenter de se soustraire.

Après ces premières minutes naturellement houleuses et emplies de hurlements de part et d’autre, une discussion va finalement s’engager entre ces deux étrangers. Et l’on découvre rapidement et sans grande surprise qu’Anthony connaissait Lionel, travaillant dans son entreprise, et qu’il est ainsi venu récupérer des effets du défunt auxquels qui sont de grande importance pour lui. L’on devine également très vite qu’entre ces deux hommes, il existait plus qu’une relation de travail. Tout l’enjeu pour Léa va être de comprendre quel était ce lien. Et la raison précise de la présence de cet homme dont elle n’avait jamais entendu parler.

Ce face à face rythmé et bien mené ne manque pas de rebondissements, et nous plonge dans l’atmosphère un peu étouffante d’une nuit d’été indien au cours de laquelle de nouveaux attentats ont lieu dans la capitale, amenant naturellement les téléphones de ces deux colocataires forcés à sonner plus d’une fois, leurs proches voulant s’assurer de leur bonne santé. Procédé qui permet de surcroît d’avoir seulement 2 personnages devant nos yeux mais beaucoup plus mêlés à ce huis clos où chacun tentera de faire preuve de plus de psychologie que l’autre pour obtenir les réponses attendues.

Nouritza Emmanuelian et Romain Poli nous font vivre une confrontation plein d’intensité et d’émotions, qui invite à la réflexion, et dont on ne sort pas plus indemnes qu’eux, mais ravis du voyage.

 

Plus dinfos :

  • Good night, jusqu’au 1er mai 2018, le lundi à 21h et le mardi à 19h30
  • Théâtre du Funambule Montmartre, 53, rue des Saules, 75018 Paris
  • Au Festival d’Avignon du 6 au 29 juillet au Théâtre ARTO à 14h20
  • http://www.funambule-montmartre.com/good-night/

 

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