Le monte-plats

9 Avr

monte-plats

 

Le monte-plats est l’une des premières pièces du célèbre et encore très populaire dramaturge anglais Harold Pinter, écrite en 1957 alors qu’il avait 27 ans et jouée pour la première fois en 1960. Et déjà y est présente l’absurdité qui caractérise la plupart de ses pièces, ainsi que le caractère inextricable des situations dans lesquelles se trouvent ses protagonistes.

Ici, l’on découvre Gus et Ben, deux tueurs à gage qui travaillent ensemble depuis longtemps, et qui logent dans un sous-sol en attendant que leur soit communiquée leur prochaine mission. Les jours passent et cette promiscuité se fait de plus en plus pesante. Si Ben reste relativement calme en lisant son journal, Gus est quant à lui agité et son impatience finit par déteindre sur son « collègue » et colocataire. Les choses se compliquent encore lorsqu’ils reçoivent des denrées alimentaires, et notamment d’étranges plats italiens par le fameux « monte-plats » qui justifie le titre de la pièce. Des aliments qui leur font envie mais qu’ils doivent restituer par le même monte-plats dès lors qu’ils en reçoivent l’ordre. Sans que l’on comprenne vraiment le sens de tout cela.

Si la pièce est à réserver aux vrais amateurs de Pinter (dont j’ai le regret de ne pas faire partie), la mise en scène d’Etienne Launay, qui a choisi de diviser l’espace en deux avec donc 2 couples de Gus et Ben  (Benjamin Kühn et Simon Larvaron, Bob Levasseur et Mathias Minne) est très réussie et donne un vrai dynamisme à ce spectacle dont l’action est limitée. Elle permet aussi de voir 2 facettes différentes de chacun des protagonistes. Un pari audacieux et réussi avec des entrées et sorties travaillées avec une précision à la Feydeau.

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