Jeanne d’Arc

4 Juil

joan of arc

 

Avant de parler du spectacle Jeanne d’Arc qui s’est joué le week-end dernier au Théâtre des Variétés, il est nécessaire de parler du contexte de ce spectacle. Cette création s’inscrit en effet dans le cadre du festival du Futur Composé qui réunit depuis 18 ans des artistes et des autistes. Une lettre qui change entre ces deux mots qui montre à la fois ce qui différencie et ce qui unit ces comédiens sans particularité et ces jeunes avec une différence. Une lettre qui change, donc, mais sur scène, tous sont comédiens, unis, faisant montre d’une attention exceptionnelle des uns envers les autres, et donnent avec une générosité sans retenue le meilleur d’eux-mêmes, voire davantage.

Il est ainsi extrêmement difficile de « parler » ou « d’écrire » au sujet du spectacle auquel j’ai assisté la semaine dernière. Parce qu’il s’agit d’abord d’une expérience sensible. Et que le sensible se vit bien davantage qu’il ne peut se dire. Jeanne d’Arc, c’est l’histoire d’une troupe de comédiens qui se prépare aux représentations d’une pièce sur la très célèbre guerrière sauveuse de Charles VII et dont l’avion s’écrase au milieu du désert, avec un metteur en scène qui veut absolument poursuivre les répétitions malgré la situation. Jeanne d’Arc y serait en fait la sœur de Charles VII, donnée en pension à un couple de Domrémy mais n’en ayant pas moins reçu une éducation royale. Une histoire un peu déjantée donc, écrite par le fondateur du festival Gilles Roland-Manuel, à laquelle – et c’est la seule réserve que j’exprimerais – on ne comprend pas toujours tout, mais qui sert de support à de très belles séquences scéniques et à l’expression indirecte par les jeunes acteurs d’un certain nombre de questions et de réponse sur qui ils sont.

Passant donc du désert aux châteaux, de la recherche d’indigènes dans le désert  aux manœuvres de cour, les jeunes et leurs éducateurs nous entraînent dans un voyage unique où l’on se sent bien dès lors qu’on accepte de lâcher prise pour entrer dans leur univers. Bénéficiant d’une création graphique exceptionnelle projetée sur écran, de la présence du groupe musical Pacha et aussi de la présence lumineuse et de la voix envoutante de Maëva Clamaron, cette pièce est un rare concentré d’émotions portées par les mots, les voix, les chants et l’alchimie qui s’est indéniablement créée au sein de cette troupe. Une célébration de la richesse de la diversité au présent et pas seulement au futur composé.

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