Les étés de la danse – Hommage à Jérôme Robbins

4 Juil

étés de la danse 2

 

Depuis 13 ans se déroulent chaque année à Paris « les étés de la danse », dont les représentations avaient lieu au Théâtre du Châtelet, jusqu’à sa fermeture pour travaux il y a 1,5 an. C’est donc depuis l’édition 2017 la Seine Musicale, impressionnant lieu artistique niché sur l’Île Seguin, caractérisé par son gigantisme, sa modernité et son originalité architecturale et la possibilité aussi bien d’y répéter que de s’y produire, qui accueille cette manifestation. Après avoir eu l’occasion de découvrir le Sans Francisco Ballet en 2014, la Alvin Ailey Dance Company en 2015, et le New York City Ballet en 2016, j’ai pu assister à une représentation hommage à l’immense chorégraphe Jérôme Robbins, avec deux troupes de danse, le New York City Ballet où s’est déroulée presque toute sa carrière, et le Joffrey Ballet. Cette année se caractérise ainsi par la présence de plusieurs compagnies invitées, avec, outres les deux citées, le Pacifique Northwest Ballet, le Perm Opera Ballet et le Miami City Ballet.

Ce premier programme s’ouvrait donc sur « Dances at gathering », pièce interprétée par le New York City Ballet avec au piano par le très talentueux Cameron Grant. Pendant un peu plus d’une heure, une dizaine de danseurs aux tenues de couleurs vives nous ont régalé, alternant solos, duos et séquences à 2, 3 ou 4 couples sur la magnifique musique de Chopin, mélange de douceur et de poésie, de légèreté et de profondeur. La grâce et l’émotion étaient bien présentes, parfaitement harmonisées avec le décor projeté sur écran de ciel bleu sans nuages.

Après un premier entracte, deux pièces courtes étaient proposées. En premier lieu, nous avons pu être plongés dans une ambiance qui n’était pas sans rappeler – les moins jeunes comprendront de quoi je parle – celle de la série Fame, avec « Interplay sur une musique de Morton Gould par les jeunes danseurs du Joffrey Ballet. Une œuvre pourtant bien antérieure à cette époque des leggings bariolés et des guêtres des danseurs puisqu’elle a été créé en 1945. Suivait « A suite of dances » sur fond de Jean-Sébastien Bach, avec, sur scène, la charismatique violoncelliste Ann Kim et l’impressionnant soliste Anthony Huxley à la danse, qui a parfaitement su habiter la scène et entraîner le public.

Après un deuxième entracte est venu le moment de (re)découvrir l’œuvre m’ayant conduite à réserver ce programme en particulier : les Glass Pieces composées par Philip Glass, avec 3 mouvements chorégraphiques. Ces airs à la fois modernes, entraînants et envoutants étaient l’occasion de découvrir toute l’étendue du talent du Joffrey Ballet, sur des séquences réunissant entre 20 et 40 danseurs, exigeant donc une précision et une coordination exemplaires. Et ce corps de ballet a indéniablement relevé le challenge avec brio, témoignant du génie de cette création datant d’il y a tout de même 35 ans, dont le décor projeté, similaire à celui d’origine avec un fond blanc carrelé, a certes vieilli mais dont la modernité des pas demeure entière. Ce dernier mouvement a indéniablement été un feu d’artifice. Et donne une nouvelle fois un goût de renvenez-y pour 2019, avec certainement encore de belles surprises.

Plus d’infos :

  • Les étés de la danse, jusqu’au 7 juillet 2018, du mercredi au samedi à 20h
  • La Seine Musicale, Île Seguin, 92100 Boulogne-Billancourt
  • http://www.lesetesdeladanse.com/fr
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