Archive | août, 2018

Fuck America

30 Août

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La Manufacture des Abbesses a comme à son habitude décidé de faire preuve d’audace et d’originalité dans sa programmation en accueillant la compagnie du Théâtre du Rictus, laquelle se définit comme « explorant à travers de textes contemporains les mythes fondateurs de notre civilisation ». Deux pièces de cette troupe des Pays de la Loire sont ainsi à l’affiche : Asphalt Jungle de Sylvain Levey et Fuck America d’Edgar Hilsenrath, auteur connu avant tout pour avoir écrit « le nazi et le barbier ».  Bien que très différentes, ces deux spectacles semblent (j’insiste bien sur le verbe sembler puisque je n’en ai vu qu’un) avoir en commun de jouer à la fois sur la noirceur et l’humour, et d’inviter le public à se questionner sur notre époque.

Dans « Fuck America », l’on fait la connaissance de Jakob Bronsky, qui, en 1952, 13 ans après sa première demande au consulat américain pour fuir le nazisme, peut enfin quitter l’Europe pour débarquer à Ellis Island. Ayant ainsi survécu aux ghettos nazis sans jamais préciser comment – en grande partie parce qu’il cherche à occulter cette période plus que sombre –, il découvrira assez rapidement que New York ne permet pas à tous ses habitants de goûter au fameux rêve américain. Lire la suite

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Paris à l’infini

19 Août

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Force est de reconnaître que l’été à Lutèce, les spectacles se raréfient. D’abord en juillet puisque la capitale du théâtre devient Avignon durant trois semaines. Et à plus forte raison en août puisque les autochtones sont peu nombreux à être encore présents, et, lorsqu’ils le sont, ils sont rendus amorphes par la canicule qui les incite à ne pas quitter un périmètre allant du frigidaire où se trouve de l’eau fraîche au ventilateur acheté en urgence ou ressorti de la cave où il avait été placé après avoir été en urgence en 2003 dans des circonstances à peu près similaires. Lire la suite

Pour quelques euros de plus

14 Août

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D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Hervé s’était toujours considéré comme un homme banal. Et se voyant ainsi, il en avait adopté le comportement. A l’école, il n’avait pas fait parler de lui, ni en bien ni en mal, n’avait pas brillé par ses résultats ni par un caractère de boute-en-train, tout en obtenant des notes honorables et en s’intégrant de façon satisfaisante à ses camarades. Plus tard, il avait suivi et obtenu honorablement mais toujours sans distinction un BTS qui lui avait permis d’obtenir un poste d’assistant de gestion dans une PME, où son travail ne suscitait toujours aucun commentaire particulier.

Sa vie amicale et sentimentale était elle aussi agréable et sans relief particulier : il avait quelques proches amis, quelques connaissances également et vivait un amour tranquille depuis cinq ans avec Pauline, l’une de ses anciennes collègues avec laquelle il s’était installé dans un confortable 4 pièces avec grand balcon d’une ville de taille moyenne. Bref, Hervé était l’archétype parfait de l’idée que le quidam se fait de la normalité si tant est que quiconque puisse l’incarner. Il appréciait son sort et sa vie en ayant pleinement conscience que celle-ci ferait certainement un mauvais sujet de roman ou même d’entrefilet dans le journal local. Parfois, comme beaucoup, il se prenait à rêver de grands changements, avant de revenir assez rapidement au constat que sa situation avait cet atout irremplaçable, à défaut d’être faite de grands frissons, de ne lui créer aucune grande difficulté ou catastrophe.      Lire la suite

De la fausse coolitude de l’alcool

2 Août

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L’été est là et bien là, avec un soleil généreux, qui brille quasiment sans discontinuer depuis quelques semaines, et naturellement les températures qui vont avec. Aussi les quidams que nous sommes apprécient-ils pour la plupart, l’heure de l’apéritif venue, de profiter au choix d’une bière / d’un verre de rosé / d’un mojito / d’un pastis ou de tout autre liquide fermenté bien frais et/ou agrémenté de quelques glaçons.

Loin de moi l’idée de dissuader qui que ce soit de profiter de ces breuvages partagés en famille ou entre amis lors de moments festifs et conviviaux. Pas davantage que je ne militerais contre une bonne bouteille de vin l’hiver pour accompagner la raclette. Lire la suite

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